Routier tué lors d’un contrôle : Le gendarme en garde à vue

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Le militaire de 36 ans qui a tiré sur le routier, vendredi près de Montauban, a été placé en garde à vue. Il est assisté d’un avocat.

Le gendarme ayant tué un chauffeur routier, contrôlé positif à la cocaïne et qui refusait d’obtempérer, a été placé en garde à vue vendredi et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) saisie, a annoncé ce samedi le procureur de Montauban.

Le militaire, un adjudant âgé de 36 ans, est assisté d’un avocat, a indiqué lors d’une conférence de presse Laurent Czernik, qui a aussi confié une enquête à la police des polices pour vérifier dans quelles circonstances le militaire a fait usage de son arme contre ce chauffeur routier de 35 ans, qui venait de percuter un véhicule de la gendarmerie sur l’autoroute près de Montauban.

Connu des services de police

Le point de départ de l’affaire est un banal contrôle routier, vendredi en début d’après-midi, après que le semi-remorque a pris un sens interdit. Le routier n’avait plus de point sur son permis de conduire mais le solde nul ne lui avait pas encore été notifié. Il avait en outre été contrôlé positif à la cocaïne. L’homme avait regagné sa cabine au prétexte de « profiter de la climatisation » avant de fuir.

Le gendarme a, a priori fait feu à quatre reprises, et « sa volonté était a priori d’arrêter l’ensemble routier », a souligné le magistrat. « Une balle de 9 mn a mortellement touché le chauffeur » qui a ensuite été extrait de la cabine du semi-remorque par les gendarmes, qui « ont essayé de le maintenir en vie en faisant un point de compression sur la blessure ». Une autopsie doit être réalisée lundi.

Le routier, de nationalité française, vivait chez sa mère à Montauban. Il était intérimaire pour une société basée en Lot-et-Garonne et transportait des colis, selon le procureur, relevant qu’il avait « 14 affaires à son actif » et avait été condamné à 7 reprises dont 3 fois pour avoir conduit sans assurance.

Source : https://www.vosgesmatin.fr/faits-divers-justice/2020/08/08/routier-tue-lors-d-un-controle-le-gendarme-en-garde-a-vue.

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Un commentaire

  1. Pour votre information (aux internautes qui commenteront certainement l’article), le placement en garde à vue est une procédure obligatoire dans ce cas de figure. Il ne sert pas à mettre en cause le personnel concerné mais plutôt à lui garantir ses droits et ainsi être pris en charge par les services juridiques de notre institution. Cela permet également à l’enquête de se dérouler dans des conditions normales, sans qu’il n’y ait d’interférence entre les différents protagonistes/témoins/etc… de cet évènement. Les circonstances de l’événement seront donc déterminées afin de savoir s’il y a eu un abus de la force ou non. En effet, bien que nous soyons assermentés et porteur d’une arme à feu de manière légale dans le cadre de notre service, cela ne nous exempt pas de commettre une erreur dans l’usage de l’arme à feu. L’homicide, qu’il soit volontaire ou involontaire, est une infraction prévue au code pénal. Nous, gendarmes, n’échappons pas au code pénal parce que nous avons un uniforme. L’enquête servira à déterminer s’il y a eu légitime défense ou non, par exemple. La famille de la personne décédée a des droits, il faut en tenir compte également.
    Il n’est pas possible de bafouer les droits de cette famille qui a perdu un être cher (un fils, un mari, un frère, un oncle, etc…)

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