Gendarmerie : Depuis le confinement, la brigade numérique de Rennes deux fois plus sollicitée

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Créée en 2018, cette unité unique en France, basée à Rennes, mais de compétence nationale, traite désormais 15 000 demandes par mois. C’est trois fois plus qu’avant le début du confinement.

Une unité armée par vingt gendarmes, et ouverte sept jours sur sept, 24 heures sur 24 : c’est la brigade numérique de la gendarmerie, unique en France. Basée à Rennes, elle a la compétence de recevoir les sollicitations venant de tout le territoire, parfois même de l’étranger. « L’échange avec le gendarme se fait par « tchat », en direct depuis le site internet ou facebook de la gendarmerie. Notre raison d’être c’est accueillir, renseigner et accompagner », explique le lieutenant Sébastien Possemé, commandant depuis le 1er août 2020 de la brigade numérique de la gendarmerie.

Créée il y a trois ans, la brigade numérique gère aussi le portail numérique des violences sexuelles et sexistes (VSS) pour les territoires couverts par la gendarmerie. Un portail destiné aux victimes mais aussi aux témoins d’agressions. « Récemment, une femme a pu nous signaler discrètement, par la messagerie et sans appeler le 17, les violences qu’elle subissait de la part de son compagnon. Nous avons ainsi pu alerter la brigade de gendarmerie la plus proche de chez elle pour aller effectuer un contrôle sur place ».

Jusqu’à fin février 2020, la brigade traitait 6 000 demandes en ligne. La mise en œuvre du confinement, en mars, a fait explosé la fréquentation. « Nous avons atteint un sommet avec 51 000 sollicitations en avril, dont 500 concernaient les violences sexuelles et sexistes, souligne le lieutenant Possemé. Désormais, nous traitons environ 15 000 demandes en ligne, dont 2 % de VSS ».

C’est quand même plus du double de l’activité d’avant le confinement. Les renforts déployés, notamment dans les écoles de gendarmerie, la gendarmerie des transports aériens, et dans les états-majors de zone défense n’ont pas été maintenus. « Mais la gendarmerie a formé un réseau de 150 correspondants à distance, situés un peu partout en France pour nous seconder. Mais les sollicitations les plus sensibles pour les faits les plus graves sont traitées par les vingt gendarmes de la brigade numérique, tous officiers de police judiciaire ».

Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/gendarmerie-depuis-le-confinement-la-brigade-numerique-de-rennes-deux-fois-plus-sollicitee-7009011.

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