Après plusieurs jours de ratissages judiciaires et 97 hectares, le petit Émile restait introuvable ce Jeudi 13 Juillet au soir. Âgé de 2 ans et demi, le petit garçon s’est volatilisé ce Samedi 8 Juillet dans un hameau des Alpes-de-Haute-Provence. Pour retrouver sa trace, bénévoles, militaires et enquêteurs ont uni leurs forces et des moyens considérables ont été déployés. En vain à ce jour.
Accident ? Homicide ? Enlèvement ? Lors d’un point presse organisé ce Jeudi 13 Juillet, Rémy Avon, le procureur de la république de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), a indiqué que pour l’heure, aucune thèse n’est privilégiée, aucune thèse n’est exclue.
Le procureur a également confirmé que la 2ème phase de l’enquête était désormais ouverte. Les investigations actuelles, qui étaient sur une disparition inquiétante, vont maintenant s’orienter vers une piste plus criminelle.
Place à l’analyse des données
Au cœur des affaires criminelles le logiciel AnaCrim, un outil puissant qui permet de rassembler un grand nombre d’éléments d’un dossier et de recouper les informations avec la rigueur de l’informatique.
Nous savons que les résultats obtenus par le logiciel peuvent faire basculer le déroulement de l’enquête concernant la disparition du petit Émile.
Anonyme, officier de police judiciaire de la gendarmerie
Le logiciel AnaCrim permet de faire des schémas relationnels et des chronologies. Même lorsque les protagonistes d’un dossier sont très nombreux. Le logiciel permet, à travers une base de données aux entrées multi-formats (personnes, lieux, événements, matériels), de créer des relations entre toutes les entrées de la base de données.
AnaCrim a été utilisé par les gendarmes il y a une dizaine d’années, pour résoudre les affaires complexes ou les « cold cases », ces affaires criminelles jamais résolues, notamment dans l’affaire du petit Grégory. Les résultats obtenus par le logiciel peuvent aussi faire basculer le déroulement d’une garde à vue, mettant un témoin face à un propos flou ou contradictoire qu’il aurait tenu. C’est grâce à ce dernier que les gendarmes ont remonté la piste d’Arnaud Hopfner et condamné à 18 dans de prison en 2016.





