Trois jeunes radicalisés, inspirés par les kamikazes du Bataclan, ont été arrêtés dans le Nord. Ils projetaient des attentats-suicides contre des lieux publics. Leur arrestation a été possible grâce au signalement d’un proche.
Trois jeunes hommes originaires du Nord de la France ont été interpellés cette semaine par les policiers de la sous-direction antiterroriste et les agents de la direction générale de la sécurité intérieure. Leur objectif : commettre des attentats-suicides dans des lieux publics, afin de tuer le plus grand nombre de « kouffars » – terme péjoratif désignant les non-musulmans.
Bravo aux policiers de la #DGSI qui ont interpellé ces 3 individus originaires de #Dunkerque
— Officiers et Commissaires de police (@PoliceSCSI) April 6, 2025
Lors des perquisitions, une ceinture explosive artisanale et un document d’allégeance à l’État islamique #EI ont été découverts.
Les policiers luttent tous les jours contre le… https://t.co/9ln4S0CoGt
Un projet terroriste d’une extrême gravité, neutralisé à temps grâce à une enquête express et au signalement crucial d’un proche, qui redoutait un passage à l’acte imminent. Deux des suspects ont été mis en examen ce Dimanche 6 Avril 2025 à Paris (Île-de-France) pour association de malfaiteurs terroriste et détention de produits explosifs. Ils ont été placés en détention provisoire, a indiqué le parquet national antiterroriste. Le troisième, poursuivi pour non-dénonciation d’un crime terroriste, placé sous contrôle judiciaire.
Des cibles évoquées : foyer, restaurant, boîte de nuit, lieu juif
Les trois suspects, âgés d’une vingtaine d’années et résidant à Lille (Nord) et Dunkerque (Nord), avaient évoqué plusieurs lieux comme potentielles cibles : « un foyer pour jeunes dans le Nord, un restaurant, une boîte de nuit, mais aussi un site lié à la communauté juive ». Aucune cible n’a toutefois été confirmée.
Le plus jeune, présenté comme le meneur du groupe, s’était illustré par des publications radicales sur les réseaux sociaux. Sur Snapchat, il appelait sans ambiguïté à « noyer dans le sang les mécréants » et relayait des vidéos glorifiant le terrorisme islamiste, notamment en faisant l’éloge de Khamzat Azimov, l’auteur de l’attentat au couteau perpétré à Paris en 2018.
Une menace évitée de justesse
Ce projet de passage à l’acte, directement inspiré des attentats les plus meurtriers perpétrés sur le sol français, rappelle que la menace terroriste reste une réalité constante. La réactivité des services spécialisés et la vigilance de l’entourage auront, cette fois encore, permis d’éviter le pire.
L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue des complicités éventuelles et mieux cerner les intentions précises du groupe.





