À Bédée, une série de cambriolages inquiète les habitants. Les malfaiteurs agissent même en présence des victimes. Faute de réponse des autorités, un groupe Facebook local tente d’organiser une vigilance citoyenne.
À une vingtaine de kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine), la commune de Bédée (Ille-et-Vilaine) est plongée depuis plusieurs mois dans un climat d’insécurité croissante. Une série de cambriolages, aussi audacieuse qu’inquiétante, bouleverse la tranquillité de ce bourg breton. Les malfaiteurs, de plus en plus téméraires, n’hésitent plus à agir de jour comme de nuit, parfois même en présence des occupants des lieux.

Des vols ciblés, des victimes à bout
Les cambrioleurs s’attaquent en priorité aux véhicules utilitaires des artisans et professionnels locaux. « J’ai été cambriolé, les gendarmes sont venus constater, et peu après, ils sont revenus dans un autre lotissement », confie un artisan victime à deux reprises. À chaque fois, tout son matériel a été dérobé, impactant directement son activité professionnelle. Une autre victime raconte avoir vu son utilitaire fracturé et son matériel volé, « malgré la présence de caméras de surveillance ».
Malgré les nombreuses caméras de surveillance installées chez nous et chez nos voisins, ils continuent à cambrioler sans se soucier de notre présence. Chez moi, j’ai même affiché sur la boîte aux lettres que le terrain est filmé en direct, mais cela ne change absolument rien.
Habitant de la commune victime de cambriolages
Un autre habitant a récemment été victime d’un cambriolage. Il s’est rendu à la gendarmerie pour déposer plainte et souligne que « les gendarmes ont été à l’écoute et qu’ils mettent tout en œuvre pour lutter contre ces actes ».
Cependant, selon lui, « installer des caméras de surveillance pourrait avoir un effet inverse » : cela « risquerait d’attirer l’attention des cambrioleurs ». En effet, il estime que « si une propriété est équipée de caméras et d’autres dispositifs de sécurité, cela peut laisser penser qu’elle contient des biens de valeur ».
Une solidarité numérique pour pallier l’absence de réponse
Face à l’absence de mesures concrètes, plusieurs habitants partagent leurs observations sur le groupe Facebook local, qui sert de relais pour diverses informations. On y trouve aussi, parmi d’autres publications, des signalements d’allées et venues inhabituelles, de véhicules semblant faire du repérage ou encore d’individus au comportement douteux.
« On est tous aux aguets », explique un membre du groupe. « C’est notre seule manière de nous protéger maintenant ». Ce réflexe collectif illustre un sentiment de ras-le-bol général et un besoin urgent de se sentir en sécurité.
Malgré les appels répétés à la mairie pour installer des caméras de surveillance supplémentaires ou prendre des mesures préventives, les réponses se font attendre. « On nous écoute pas. Il faut qu’on fasse nous-mêmes notre police », s’indigne un résident.
Ce sentiment d’abandon est partagé par de nombreux habitants, notamment les plus vulnérables. « Je vis seule dans un studio au rez-de-chaussée. Si quelqu’un entre, je ne pourrai pas me défendre », confie une résidente de 74 ans, visiblement inquiète.
À Iffendic, l’exemple d’une autre approche
À quelques kilomètres de Bédée, la commune d’Iffendic (Ille-et-Vilaine) est elle aussi touchée par une vague de cambriolages. Mais ici, le maire Christophe Martins a décidé d’agir. Avec quatre élus, il patrouille régulièrement la nuit dans les rues de la ville. « Je ne suis pas un shérif, ni un justicier », précise-t-il, « mais je veux aider la gendarmerie et rassurer les habitants ».

Sur la commune, nous avons rencontré plusieurs habitants se promenant devant la mairie. Bien que vivant dans un village paisible, éloigné des grandes agglomérations, ils confient leur inquiétude face à une insécurité grandissante. « Même ici, on se sent concernés », expliquent-ils, évoquant « une recrudescence des cambriolages » qui les inquiète de plus en plus.
Pour faire face à cette situation, la municipalité a récemment investi dans l’installation de quatre caméras de surveillance. Par ailleurs, le retour de l’éclairage public nocturne est prévu, afin de renforcer les mesures de dissuasion.
Destination prisée des vacanciers en quête de nature et de sérénité, Iffendic attire chaque année de nombreux visiteurs. Son cadre verdoyant, son camping, ainsi que ses multiples activités de plein air en font un lieu privilégié, surtout durant la belle saison. Le lac de Trémelin, à la fois site naturel remarquable et espace culturel, demeure l’un des atouts majeurs de la commune.
Toutefois, cet afflux touristique, bien qu’il dynamise la vie locale, peut aussi attirer l’attention de personnes mal intentionnées. Les récentes séries de cambriolages signalées dans les environs en sont une illustration préoccupante.
Un besoin urgent de réponses concrètes
À Bédée, les habitants s’interrogent : « faudra-t-il en venir à des actions symboliques, à des pétitions ou à des manifestations pour se faire entendre ? ». Le climat d’angoisse est bien réel, et les témoignages de détresse se multiplient.
Au-delà de Bédée, c’est toute la question de la sécurité dans les territoires ruraux qui est posée. Faute de moyens adaptés et d’une écoute attentive des autorités locales, les habitants se sentent abandonnés. Leur demande est simple : « pouvoir vivre, travailler et dormir en paix ». Sollicitée sur ce sujet, la commune de Bédée a refusé tout échange.
Inscrivez-vous à l’Opération Tranquillité Vacances
Vous vous absentez de votre domicile pour une longue période ? Pensez à vous inscrire à l’Opération Tranquillité Vacances (OTV)
Les services de police ou de gendarmerie organiseront des patrouilles régulières autour de votre logement pendant votre absence.
En cas d’anomalie (tentative d’effraction, dégradation, cambriolage…), vous serez prévenu rapidement.
Comment s’inscrire ?
- Rendez-vous sur le site : www.masecurite.interieur.gouv.fr
- Identifiez-vous via France Connect
- Remplissez le formulaire en ligne sur : www.service-public.fr
Après votre inscription, vous recevrez :
- Un récépissé par e-mail,
- Un formulaire récapitulatif des informations que vous avez transmises.
À savoir : Si vous devez modifier votre demande (dates, adresse…), même si elle a été faite en ligne, vous devrez vous rendre en personne au commissariat ou à la brigade de gendarmerie dont dépend votre domicile.
Quelques conseils avant votre départ :
- Ne publiez pas vos dates d’absence sur les réseaux sociaux.
- Consultez la fiche pratique pour bénéficier de conseils de sécurité supplémentaires.
Pour toute question, contactez le commissariat ou la gendarmerie de votre secteur.






Bonjour, et merci pour votre article. Cela nous montre que nous ne sommes pas seuls et qu’on veut essayer de nous aider. Quand tu te fais cambrioler plusieurs fois et qu’au bout d’un moment les assurances commence à hésiter, on perd espoir, je voudrais tout de même remercier les gendarmes de Montfort pour leurs écoute leur compréhension et d’essayer de faire le nécessaire.
J’ai jamais adhérée au groupe de la commune. Ce sont toujours les mêmes publications inutiles, par contre pour les cambriolages, rien.
Le groupe Facebook de la commune est modéré par des parents d’élèves qui ne ce sentent pas plus concerné, la mairie n’agit pas sur le groupe et la majorité des publications avéré sont censuré, par contre l’école, le loto, et les échanges de cartes Leclerc … On finira par ce protégé nous même au delà des caméras si le climat empire, vivement les prochaines élections…
C’est un groupe participatif. C’est à chacun de le faire vivre et de publier des articles et des informations intéressantes.
Vous devriez taper « cambriolage » dans la loupe de recherche de leur groupe et vous verrez que vous vous trompez….
A part les livres, les sports, la fête médiévale et les fleurs, notre maire ne fait rien !
Quand nous lui demandons pour l’installation des caméras sur la commune, selon lui ça coûte trop cher !
Donc en gros les citoyens doivent se défendre ? Nous partons pour une guerre civile ?
Bonsoir, quelques minutes à été mis en ligne par un résidant de la commune que deux camionnettes tournent dans la commune :
« Attention deux camionnettes blanches de type jumper et berlingo ou partner qui ce suivre a très faible allure et tourne dans bédée, si besoin j’ai pris une des deux plaques d’immatriculation, leur comportement et leur parcours étaient bizarre »
Donc en gros hors mis les fdo qui essayent de faire le nécessaire la commune elle n’écoute pas les victimes alors que Iffendic comme l’explique l’article la commune essaye d’aider au mieux les fdo en patrouillant bénévolement la nuit. Y’a des gros changements à faire aux élections municipales.