Roissy-Charles-de-Gaulle : Un vaste trafic de cocaïne entre le Brésil et la France démantelé

Un trafic de cocaïne entre le Brésil et la France via Roissy a été démantelé. Huit personnes ont été interpellées, dont des employés d’une société aéroportuaire. Jusqu’à 50 kg de drogue transitaient chaque mois.

Un important réseau de trafic de cocaïne entre le Brésil et la France, utilisant l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle comme point d’entrée, a été démantelé. L’enquête révèle l’implication directe d’employés et de cadres d’une société aéroportuaire.

L’opération a culminé Mardi 3 Juin 2025 avec un coup de filet mené simultanément dans six départements : l’Oise, le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis. Huit personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre, mobilisant plus d’une centaine de militaires ainsi que plusieurs services spécialisés. Sept suspects ont été mis en examen ce Vendredi 6 Juin 2025, et deux ont été placés en détention provisoire.

Une enquête entamée fin 2024

Le démantèlement du réseau fait suite à une enquête ouverte à la fin de l’année 2024, après la découverte de 50 kg de cocaïne, répartis en 45 pains, dissimulés dans une palette de fret en provenance du Brésil. L’inspection avait eu lieu à l’arrivée de la marchandise à Roissy.

Les investigations ont rapidement révélé l’existence d’un réseau structuré, actif en particulier en Seine-Saint-Denis, exploitant les failles du circuit aéroportuaire. Le réseau aurait ainsi réussi à faire transiter entre 20 et 50 kg de cocaïne chaque mois, grâce à la complicité de bagagistes et de certains cadres intermédiaires de la plateforme logistique.

Un système bien huilé mêlant logistique et blanchiment

Les trafiquants utilisaient un « mode opératoire méthodique », combinant la manipulation de fret, l’extraction discrète de la drogue et des procédés de blanchiment sophistiqués. L’enquête a également mis au jour des signes d’enrichissement injustifié chez plusieurs des suspects, qui ont permis d’étayer les soupçons de participation à une organisation criminelle. Lors des interpellations, les forces de l’ordre ont saisi une arme, des munitions, et plus de 486 000 euros en avoirs criminels, dont plus de 100 000 euros en argent liquide.

Pour la gendarmerie, ce dossier illustre la manière dont les réseaux criminels infiltrent des secteurs sensibles, en pariant sur la discrétion de certains employés, parfois inconnus des services de police. L’enquête se poursuit sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée, avec l’objectif de remonter les filières d’approvisionnement et les circuits de blanchiment internationaux.

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