Un CRS a été grièvement blessé à l’œil lors d’affrontements avec des agriculteurs mobilisés devant le parlement européen à Strasbourg contre l’accord UE-Mercosur.
La mobilisation des agriculteurs contre le traité de libre-échange entre l’union européenne et les pays du Mercosur a été marquée par de violents affrontements devant le Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), ce Mardi 20 Janvier 2026. Un policier de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) a été grièvement blessé à l’œil lors d’échauffourées survenues en marge de la manifestation.
Les tensions ont éclaté dans l’après-midi, alors que plusieurs milliers d’agriculteurs s’étaient rassemblés à Strasbourg, parfois à bord de tracteurs. La mobilisation, qui réunissait des manifestants venus de France mais aussi d’Italie, de Belgique ou encore de Pologne, visait à dénoncer l’accord signé ce Samedi 17 Janvier 2026 au Paraguay entre l’union européenne et les pays du Mercosur.
« Violemment pris à partie »
Sur le réseau social X, le Ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé la gravité des blessures du policier.
Aujourd’hui à Strasbourg, un policier de la CRS 43 engagé sur le dispositif encadrant la mobilisation des agriculteurs a été blessé très gravement à l’œil. Je pense à lui ce soir. La liberté de manifester et d’exprimer son opinion ne peut se faire dans la violence. Soutien à nos forces de l’ordre.
Laurent Nuñez, Ministre de l’Intérieur
De son côté, le syndicat Alliance de la police nationale a diffusé des images montrant un CRS évacué par ses collègues, affirmant qu’il avait été « violemment pris à partie lors de la mobilisation agricole ».
D’après plusieurs témoignages, des manifestants auraient lancé des fumigènes, des bouteilles et des fruits en direction des forces de l’ordre. Les CRS ont répliqué avec des grenades lacrymogènes pour disperser les attroupements et tenter de rétablir le calme.
La mobilisation se poursuit
La mobilisation se poursuit ce Mercredi 21 Janvier 2026, alors que les députés européens doivent décider s’ils saisissent ou non la cour de justice de l’union européenne afin d’évaluer la validité de l’accord avec le Mercosur.
Pour les opposants au texte, cet accord risque de fragiliser l’agriculture européenne en favorisant l’importation de produits moins chers, qui ne respecteraient pas toujours les normes sanitaires et environnementales européennes, notamment en raison d’un manque de contrôles jugés insuffisants.





