À Marseille, la police municipale a découvert un Shih Tzu enfermé dans une minuscule cage à oiseaux, incapable de se coucher. Totalement dénutri et sans eau, le chien vivait au milieu de détritus. Il a été confié à la SPA.
À Marseille (Bouches-du-Rhône), une intervention de la police municipale a récemment mis en lumière un cas particulièrement choquant de maltraitance animale. Alertés par plusieurs signalements, les agents se sont rendus dans un campement de Roms situé dans le 3ème arrondissement. Sur place, ils ont découvert un petit chien vivant dans des conditions jugées dramatiques.
Lors de leur arrivée, les policiers ont découvert un Shih Tzu enfermé dans une cage à oiseaux bien trop petite pour lui. Tremblant de peur, l’animal avait juste assez de place pour rester assis, mais il lui était impossible de s’allonger ou de se lever correctement. Malgré sa petite taille, la cage était beaucoup trop étroite pour accueillir le corps amaigri du chien. Les forces de l’ordre ont décrit une scène particulièrement alarmante. Le canidé tentait tant bien que mal de se maintenir assis dans la cage, entourée de détritus en tout genre : morceaux de ferraille, excréments, canettes de soda ou encore restes de nourriture comme des morceaux de salami.
Le chien ne disposait même pas d’une gamelle d’eau pour s’hydrater. Face à cette situation, la police municipale a immédiatement contacté la Société Protectrice des Animaux (SPA) afin que l’animal soit pris en charge et reçoive les soins nécessaires.
Des signalements de plus en plus nombreux
Selon les autorités, les interventions pour maltraitance animale se multiplient à Marseille, en particulier dans les 2ème et 3ème arrondissements. Face à la hausse des signalements, la police municipale a mis en place une adresse e-mail dédiée : pm-maltraitance-animale@marseille.fr. Des agents spécialement désignés, appelés « référents animaux », sont désormais chargés de traiter ces signalements et d’assurer le suivi des animaux secourus.
La situation ne concerne pas uniquement la cité phocéenne. Dans le reste du pays, les cas de maltraitance animale sont également en augmentation. Récemment, un chien a été retrouvé mort dans un appartement après avoir été abandonné plusieurs jours par son propriétaire. L’animal, extrêmement dénutri, avait ingéré une chaussette et vivait dans un environnement insalubre rempli d’excréments.
Comment signaler une maltraitance animale ?
Si vous êtes témoin d’actes de maltraitance ou soupçonnez une situation dangereuse pour un animal, plusieurs démarches sont possibles :
- Remplir un formulaire de signalement sur le site du service public ;
- Contacter les forces de l’ordre au 17 ou au 112 en cas d’urgence ;
- Signaler la situation via le site de la Société Protectrice des Animaux.
Lors d’un signalement, il est généralement demandé d’indiquer la date des faits, le lieu, le type d’animal concerné ainsi que l’état dans lequel il se trouve. Ces informations permettent d’intervenir plus rapidement et de mettre les animaux en sécurité.
Des sanctions prévues par la loi
En France, la maltraitance animale est sévèrement punie par la loi. Le code pénal prévoit une amende pouvant atteindre 750 euros pour les personnes qui brutalisent un animal.
En cas de sévices graves ou d’actes sexuels sur un animal, les sanctions peuvent aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, parfois accompagnées d’une interdiction temporaire ou définitive de détenir un animal.
En signalant les situations suspectes, les citoyens jouent donc un rôle essentiel pour protéger les animaux en danger et permettre leur prise en charge rapide.





