Un homme de 82 ans a été placé en garde à vue après avoir tiré sur des gendarmes à Nogent-le-Rotrou. Deux militaires ont été blessés aux jambes. Le suspect a été interpellé après l’intervention du GIGN.
Un homme de 82 ans a été placé en garde à vue pour tentative d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique après avoir ouvert le feu sur des gendarmes ce Samedi 20 Juin 2026 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).
Lors de cette intervention, deux gendarmes ont été blessés par balles aux jambes et hospitalisés. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
Une intervention déclenchée par l’appel de son épouse
Une habitante de Nogent-le-Rotrou contacte la gendarmerie, inquiète du comportement de son mari, âgé de 82 ans. Selon son témoignage, ce dernier aurait quitté son domicile armé d’un fusil en tenant des propos confus, affirmant notamment que « c’est la révolution » ou encore que « Macron a été destitué ».
À leur arrivée, les gendarmes repèrent le suspect dans le jardin de son domicile. Après avoir engagé le dialogue, ils tentent de s’approcher de lui. C’est à ce moment que l’octogénaire ouvre le feu à trois reprises en direction des forces de l’ordre.
Deux militaires sont alors touchés aux jambes. L’un des gendarmes blessés a été transféré à l’Hôpital d’Instruction des Armées Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), tandis que le second a été hospitalisé à Chartres (Eure-et-Loir).
Face aux tirs, les gendarmes répliquent. Le suspect, possiblement blessé à la main, se retranche alors dans le sous-sol de sa maison. Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale est mobilisé pour sécuriser l’intervention. L’homme est finalement interpellé à 22 heures 50, sans difficulté, selon le parquet.
Hospitalisé à Le Mans (Sarthe), pour une blessure à la main causée par un projectile en métal, l’octogénaire doit également être examiné par un médecin psychiatre. Le parquet précise que sa garde à vue a été jugée médicalement compatible avec son état de santé, bien qu’il n’ait pas encore été auditionné.
Deux enquêtes ouvertes
Le parquet de Chartres a annoncé l’ouverture de deux enquêtes distinctes. La première porte sur la tentative d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique, après les tirs visant les gendarmes. Elle a été confiée à la brigade de recherches de Nogent-le-Rotrou. La seconde enquête concerne des faits de violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique, à la suite des tirs de riposte des gendarmes sur le suspect.
Cette enquête a été confiée à la section de recherches d’Orléans (Loiret). Le parquet précise que les armes utilisées par les militaires ont été saisies et que leurs auditions ont été rapidement menées dans le cadre des investigations.





