Saintes : Trois ans de prison pour pédocriminalité en ligne

Un homme de 27 ans, récidiviste, a été condamné à trois ans de prison ferme à Saintes pour des faits de pédocriminalité en ligne. Il avait été piégé par un faux profil de mineure créé par une association.

Un homme de 27 ans a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime), pour des faits liés à la pédocriminalité commis sur internet. Déjà condamné en 2025 pour des faits similaires, il avait cette fois été piégé en ligne par une association utilisant de faux profils de mineures.

Le tribunal de Saintes a condamné, ce Mardi 8 Septembre 2026, un homme de 27 ans en état de récidive à 36 mois de prison ferme, dont 18 mois correspondant à la révocation de son sursis probatoire. Son maintien en détention a également été ordonné.

Le prévenu était notamment poursuivi pour sollicitation d’images à caractère pornographique, corruption de mineur, propositions sexuelles en ligne ainsi que détention et diffusion de fichiers pédopornographiques.

Déjà condamné pour des échanges sexuels avec des fillettes

L’affaire trouve son origine dans une opération menée par l’association Team Moore, engagée dans la lutte contre la pédocriminalité en ligne. Ses membres avaient créé de faux profils de mineures sur le site Rencontres Ados afin de repérer d’éventuels comportements prédateurs.

L’homme de 27 ans avait commencé à échanger avec l’un de ces profils. La personne avec laquelle il pensait discuter lui avait pourtant indiqué être âgée de seulement 12 ans. Malgré cette information, le prévenu avait poursuivi la conversation et envoyé des messages à caractère sexuel. Les éléments recueillis ont conduit à son interpellation, le Jeudi 2 Juillet 2026, par les gendarmes de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime).

Le jeune homme n’en était pas à sa première condamnation. Le Jeudi 20 Février 2025, il avait déjà comparu devant le tribunal de Saintes après avoir contacté des fillettes âgées de 10 et 12 ans et entretenu avec elles des échanges à caractère sexuel.

À l’issue de cette première procédure, il avait été condamné à une peine d’emprisonnement assortie d’un sursis ainsi qu’à dix ans de suivi sociojudiciaire. Le dispositif devait notamment permettre une prise en charge destinée à prévenir une récidive. Selon les éléments rapportés lors de la nouvelle audience, « l’homme n’avait cependant jamais consulté de psychologue ».

Cette nouvelle condamnation entraîne ainsi la révocation de 18 mois de son précédent sursis. Il reste détenu à l’issue de l’audience.

160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année

Cette affaire intervient dans un contexte où les violences sexuelles commises contre les mineurs restent particulièrement importantes en France.

Selon la commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (ciivise), environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles dans le pays, soit un enfant toutes les trois minutes.

Face aux sollicitations sexuelles en ligne, les mineurs doivent notamment être sensibilisés à l’importance de ne jamais transmettre de photographies ou de vidéos intimes, de ne pas poursuivre une conversation sexuelle avec un inconnu et de prévenir rapidement un adulte de confiance lorsqu’un comportement leur paraît inquiétant.

Les contenus ou comportements pédocriminels constatés sur Internet peuvent également être signalés aux autorités via la plateforme PHAROS.

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