Un animateur périscolaire de Saint-Aubin-d’Aubigné a été suspendu après deux plaintes pour des violences sexuelles présumées sur deux fillettes d’environ cinq ans. Une enquête est ouverte par le parquet de Rennes.
Un animateur périscolaire d’une vingtaine d’années exerçant à Saint-Aubin-d’Aubigné (Ille-et-Vilaine), a été suspendu de ses fonctions après le dépôt de deux plaintes pour des faits présumés de violences sexuelles sur des enfants. Une enquête a été ouverte par le parquet de Rennes (Ille-et-Vilaine). Deux fillettes âgées d’environ cinq ans sont concernées. L’une d’elles a déjà été entendue par les enquêteurs.
L’affaire débute le Samedi 27 Juin 2026. La gendarmerie de Betton (Ille-et-Vilaine) informe la maire de Saint-Aubin-d’Aubigné qu’un animateur du service périscolaire fait l’objet d’une plainte portant sur des faits susceptibles d’être pénalement répréhensibles. Dès le lendemain, le jeune homme est suspendu à titre conservatoire.
Deux jours plus tard, une fillette de cinq ans et demi aurait confié avoir subi des violences de la part de l’animateur. Ses parents expliquent que « leur enfant se mettait notamment à pleurer lorsque le prénom de celui-ci était prononcé ». Début Septembre 2026, une deuxième fillette, âgée de presque cinq ans, aurait à son tour rapporté « des faits de nature sexuelle mettant en cause le même animateur ». Selon les éléments rapportés par les familles, son récit présenterait des similitudes avec celui de la première enfant. À ce stade, ces accusations font l’objet d’investigations et il appartient à l’enquête judiciaire d’en déterminer précisément les circonstances.
Les familles dénoncent un manque d’information, une enquête ouverte
Les parents des deux enfants mettent également en cause la communication de la municipalité, estimant que les familles auraient dû être informées plus tôt de la situation. La mairie de Saint-Aubin-d’Aubigné explique de son côté avoir fait preuve de discrétion à la demande de la gendarmerie et afin de ne pas perturber les investigations en cours.
Face aux interrogations et à l’inquiétude suscitées par l’affaire, la municipalité a finalement adressé ce Jeudi 10 Septembre 2026 un message aux parents d’élèves par l’intermédiaire de son portail dédié aux familles. Elle y assure que la protection et le bien-être des enfants accueillis dans les services municipaux constituent une priorité absolue pour la commune. La municipalité prévoit également de proposer prochainement une réunion aux représentants des parents d’élèves afin de répondre aux interrogations et de faire le point sur la situation.
L’enquête, conduite sous l’autorité du parquet de Rennes, doit désormais permettre de vérifier les déclarations recueillies et de déterminer les circonstances exactes des faits dénoncés. L’un des deux enfants concernés a déjà été entendu par les enquêteurs. Le second doit l’être dans les prochains jours.





