Carcassonne : L’IGPN saisie après une intervention policière

À Carcassonne, un policier est visé par une enquête pour violences volontaires après avoir projeté un homme au sol lors d’une intervention. Celui-ci est mort 13 jours plus tard, sans lien établi avec les faits.

L’inspection générale de la police nationale a été saisie après la diffusion d’une vidéo montrant un policier exerçant à Carcassonne (Aude) projetant violemment au sol un homme de 29 ans lors d’une intervention survenue le Dimanche 21 Juin 2026. La victime est décédée 13 jours plus tard, mais le parquet précise qu’« aucun lien de causalité n’est établi entre les faits filmés et sa mort ».

En marge de la fête de la musique à Carcassonne. Selon les éléments communiqués par le parquet, « les policiers étaient initialement intervenus afin d’interpeller une autre personne pour des nuisances sonores réitérées ». L’homme de 29 ans visible sur les images ne faisait, quant à lui, l’objet d’aucune interpellation.

La séquence, diffusée plusieurs semaines plus tard sur les réseaux sociaux, montre plusieurs policiers autour du jeune homme. L’un des fonctionnaires le saisit au niveau du haut du corps avant de le projeter au sol. Après le choc, l’homme est relevé et apparaît en mesure de marcher, tout en portant à plusieurs reprises une main à l’arrière de sa tête.

L’intervention se serait déroulée vers 19 heures 20 alors qu’un groupe organisait un apéritif entre amis au pied d’un immeuble. L’homme projeté au sol, sans domicile fixe et âgé de 29 ans, n’avait pas déposé plainte à la suite de l’intervention.

Le jeune homme retrouvé mort treize jours plus tard, l’IGPN saisie pour violences volontaires

Le Vendredi 3 Juillet 2026, le jeune homme a été retrouvé mort sur son campement. Une autopsie a été pratiquée le Jeudi 9 Juillet 2026 afin de déterminer les causes de son décès. Le parquet de Carcassonne insiste toutefois sur l’« absence de lien établi entre l’intervention policière et la mort du jeune homme ». Selon les conclusions médico-légales, l’autopsie n’a révélé « aucune lésion traumatique suspecte susceptible d’indiquer l’intervention d’un tiers ».

Les constatations médico-légales privilégient au contraire une cause toxique, compte tenu notamment des antécédents connus de polytoxicomanie de la victime. Le parquet affirme ainsi qu’il n’existe donc aucun lien de causalité entre les faits filmés et le décès.

La diffusion de la vidéo a néanmoins conduit la justice à ouvrir des investigations sur le comportement du policier lors de l’intervention. Le mis en cause appartient à la brigade de nuit du commissariat de Carcassonne. Après avoir pris connaissance des images, le parquet a saisi, le Dimanche 13 Septembre 2026, l’antenne de l’inspection générale de la police nationale de Marseille (Bouches-du-Rhône).

L’enquête judiciaire porte sur des faits qualifiés de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. Elle devra notamment permettre de déterminer précisément les circonstances de l’intervention et d’établir si l’usage de la force visible sur les images était justifié et proportionné. À ce stade, l’ouverture de cette enquête ne préjuge pas de la responsabilité pénale du fonctionnaire concerné.

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