Ce Mercredi 20 Juillet, un homme de 22 ans a été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) à Douvres (Ain). Il s’était retranché ce Mardi 19 Juillet au soir dans une maison où il a tué 5 membres d’une même famille dont 3 enfants.
Un appel téléphonique
En début de soirée, ce Mardi, les gendarmes sont alertés par un appel téléphonique. À l’autre bout du fil, un individu, âgé d’une vingtaine d’années, leur indique qu’il vient de tuer 5 personnes. Arrivés sur place, les gendarmes constatent que l’homme se trouve retranché dans une maison sur la commune de Douvres.
L’homme refuse de répondre aux appels des gendarmes
L’homme d’une vingtaine d’années est armé d’un fusil et d’un sabre japonais, ainsi que d’un gilet pare-balles. Avant même le lever du jour, les gendarmes tentent d’entrer en contact avec le forcené. Mais celui-ci refuse de répondre aux appels téléphoniques, ainsi qu’aux contacts directs tentés par les négociateurs. Plus de 100 gendarmes et enquêteurs se retrouvent donc mobilisés à Douvres, très tôt ce Mercredi matin.
Ils constatent que le mis en cause déterminé s’est réfugié dans une pièce fermée du pavillon, le torse et les membres revêtus de protections, et armé d’un sabre et d’un fusil à canon long. Malgré plusieurs sommations adressées à cet individu de déposer les armes, et en dépit d’un pistolet à impulsions électriques, le forcené pointe ses armes et s’avance en direction des gendarmes, qui font alors usage à quatre reprises de leurs armes de dotation, occasionnant ainsi de graves blessures à l’individu.
Christophe Rode, procureur de la république
Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Dijon (Côte-d’Or) arrive sur les lieux ce Mercredi vers 6 heures du matin. Malgré plusieurs sommations adressées à l’homme de déposer les armes et en dépit d’un pistolet à impulsions électriques, le forcené pointe ses armes et s’avance en direction des gendarmes qui font alors usage à 4 reprises de leurs armes de dotation, occasionnant ainsi de graves blessures. Ce dernier n’a pas pu être réanimé par les services de secours et il est décédé de ses blessures.
Que ce soit au moment des tentatives de négociation initiées par les gendarmes, ou lors de l’assaut du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le comportement du jeune homme suggère qu’il était prêt à mourir.
Les victimes sont 5 membres d’une famille recomposée
Les victimes sont 5 membres d’une famille recomposée, un couple et leurs 3 enfants, 2 filles âgées de 15 et 17 ans et un garçon de 5 ans. Le parquet de Bourg-en-Bresse (Ain) ne confirme pas l’âge des victimes, ni leurs liens précis avec l’auteur de la tuerie.
D’après les informations que nous disposons, l’homme était revenu vivre dans cette maison familiale de Douvres quelques semaines plus tôt, après avoir trouvé un travail dans un fast-food d’Ambérieu-en-Bugey (Ain).
L’homme était suivi médicalement pour troubles psychiatriques
Âgé de 22 ans, l’homme était suivi médicalement pour troubles psychiatriques. Le procureur de la république Christophe Rode, précise qu’il était déterminé lors des faits. Il était lui-même le fils issu d’une première union du père de cette famille. Toutefois, l’individu ne résidait pas avec eux. Des investigations sont toujours en cours pour déterminer ces liens de filiation. La section de recherches de Lyon (Rhône) est saisie de l’enquête.
Outre l’enquête pour homicides volontaires ouverte par le parquet et confiée à la gendarmerie, une autre enquête a été initiée pour les faits d’usage des armes par les gendarmes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Elle a été confiée au service de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).





