À Belfort, le lycéen de 17 ans interpellé avant l’agression d’un policier a déposé plainte pour tentative de meurtre, affirmant que le fonctionnaire aurait tenté de le noyer. Une version contestée par le parquet.
L’affaire de l’agression d’un policier à Belfort (Territoire de Belfort) connaît un nouveau développement judiciaire. Le lycéen de 17 ans interpellé peu avant que le fonctionnaire ne soit roué de coups a déposé plainte pour tentative de meurtre contre ce dernier. Son avocat affirme que l’adolescent aurait été « maintenu la tête dans l’eau lors de son interpellation ».
Les faits se sont déroulés ce Vendredi 2 Octobre 2026, aux abords du lycée Gustave-Courbet, en marge de la mobilisation lycéenne. Le commandant de police, chef du renseignement territorial dans le département, avait suivi l’adolescent jusqu’au lit de la Savoureuse avant de tenter de l’interpeller. Selon le procureur de Belfort, « les deux hommes sont tombés dans le cours d’eau pendant l’intervention ».
La version présentée par l’avocat du lycéen est contestée par le parquet. Le procureur Paul-Édouard Lallois a indiqué que « la profondeur maximale de l’eau à cet endroit avait été mesurée à 19 centimètres ». Il a également précisé que, durant sa garde à vue, l’adolescent avait répondu négativement lorsqu’il lui avait été demandé s’il pensait que le policier avait tenté de le noyer. La plainte devra désormais être examinée par la justice.
Deux mineurs mis en examen après la violente agression d’un policier
Quelques instants après cette interpellation, le policier avait été violemment frappé par plusieurs personnes et avait brièvement perdu connaissance. Il s’est vu prescrire huit jours d’incapacité totale de travail.
Le lycéen de 17 ans a reconnu avoir porté deux coups de pied à la tête du policier et lancé des pierres en direction des forces de l’ordre. Un second adolescent de 15 ans est également poursuivi. Les deux mineurs ont été mis en examen pour « violences aggravées sur un fonctionnaire de police ». Le plus âgé a été placé en détention provisoire, tandis que le plus jeune a été placé sous contrôle judiciaire.
À ce stade, la justice n’a donc pas établi que le policier avait tenté de noyer l’adolescent. Cette accusation repose sur la plainte déposée par la défense du lycéen et fait l’objet d’une version contradictoire du parquet.





