Ardennes : Une jeune adolescente de 16 ans a passé le chihuahua de sa sœur au sèche-linge

Une jeune adolescente de 16 ans a passé le chihuahua de sa sœur au sèche-linge sur la commune de Sedan (Ardennes). Elle participait au défi cap ou pas cap sur TikTok.

Le petit animal a succombé à ses blessures, sous les rires de la jeune fille. Les faits remontent au mois de Décembre 2022. Ce Vendredi 17 Février, une plainte a été déposée.

« Un cap ou pas cap [cap(able) ou pas cap(able) »

En Décembre, sa mère nous a appelé pour nous dire ce que sa fille avait fait. En son absence, une soirée bien arrosée a eu lieu dans l’appartement, avec sa fille et des copines de celle-ci. Elles ont fait un cap ou pas cap [cap(able) ou pas cap(able).

Association Lisa

L’association ajoute :

Elle a mis son petit chien dans le sèche-linge. Malheureusement, il est mort. Elle l’a sorti, et elle a fait une vidéo où le petit chien est mort par terre et où elle éclate de rire.

Association Lisa

L’association Lisa a constitué un dossier conséquent pour appuyer sa plainte. Les témoignages de la mère, mais aussi de la soeur outrées toutes les 2 ont été déterminants.

La jeune fille n’en reste pas là

Elle adopte 2 nouveaux chiens, eux aussi maltraités. La mère de la jeune fille donne une nouvelle fois l’alerte à l’association. Début Février, l’association Lisa intervient, accompagnée par la police.

En Décembre, nous avions déjà été prévenus pour l’histoire du chihuahua mais n’avions trouvé aucune preuve sur le moment.

Association Lisa

En entrant dans l’appartement, l’association découvre un American Staff enfermé dans une cage, et un croisé Beagel, de couleur blanche, teint en noir. Sa 6ème teinture.

Désormais hors de danger, les 2 chiens se refont aujourd’hui une santé dans les locaux de l’association Lisa. En attendant, la présidente de l’association ne s’habitue pas à la cruauté des hommes.

Pour moi, cette fille est une malade. On a fait peur à la fille. On lui a dit que si on savait qu’elle reprenait un chien, on reviendrait. J’espère que le tribunal va faire quelque chose. Qu’on ne me dise pas encore qu’elle est mineure et qu’il faut juste un rappel à la loi. Il faut la punir. C’est bon, des gens qui font ça, pour moi, c’est qu’il y a quelque chose dans leur tête.

Présidente de l’association Lisa

Elle craint d’ailleurs qu’une personne s’attaquant aux animaux finisse par s’attaquer à d’autres êtres humains.

Si à 17 ans, cette fille fait des choses comme ça et en rigole, je me dis que ça risque d’être grave si elle a des gosses plus tard.

Présidente de l’association Lisa

Des bénévoles enquêteurs à l’association Lisa

Ça me révolte toujours autant. Cela me révolte et cela m’épuise. Je suis à bout. Les abandons, les maltraitances, on en a toujours eu. Mais là les chiffres explosent. La maltraitance animale ça ne doit plus exister. Nous sommes en 2023 et il y a des lois qui doivent être appliquées.

Présidente de l’association Lisa

À travers sa colère, une sanction exemplaire est espérée, trop de jugements cléments ayant été observés pour des faits similaires. En tout cas l’association Lisa prend les choses en main des enquêteurs sont recrutés pour s’intéresser de près au quotidien des chiens. Souvent des policiers en retraite d’ailleurs, prêts à débusquer les mauvais traitements. La protection animale reste plus que jamais un enjeu majeur de société.

Le Ministre de l’Intérieur a annoncé renforcer les moyens pour lutter contre la maltraitance des animaux

Le Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé renforcer les moyens pour lutter contre la maltraitance des animaux. Une division nationale d’enquête dédiée à la lutte contre ces violences a été créée au début du mois de Janvier 2023.

De plus, il a annoncé que dans chaque commissariat de police et brigade de gendarmerie, un référent sera nommé pour prendre les plaintes et enquêter. Les effectifs représenteraient 4 000 personnes sur tout le territoire. Le Ministre de l’Intérieur a tenu à rappeler que la loi prévoyait 75 000 euros d’amende et 5 ans d’emprisonnement pour actes de cruauté sur les animaux.

Il s’agit de l’application de l’article L521-1 du code pénal mais seulement dans le cas où l’animal meurt à cause des cruautés. La peine commune constitue juste 45 000 euros d’amende et 3 ans de prison.

Cet article vous a plu ? Faites-le découvrir autour de vous en le partageant !
Allo17.fr Grand Est
Allo17.fr Grand Est

Les actualités de la région Grand Est.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *