Éric Masson : Ilias Akoudad condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du brigadier

Ilias Akoudad a été condamné ce Vendredi à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, pour le meurtre du brigadier Éric Masson en Mai 2021 à Avignon. Il a également été reconnu coupable de tentative de meurtre sur le collègue d’Éric Masson.

Ce Vendredi 1er Mars 2024, Ilias Akoudad, a reconnu avoir tiré sur le brigadier Éric Masson, tragiquement décédé en le Mercredi 5 Mai 2021 lors d’une opération sur un point de deal à Avignon (Vaucluse). Ce Vendredi, la cour d’assises l’a condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une peine de sûreté de 20 ans, pour meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique. De plus, il a été reconnu coupable de tentative de meurtre sur le collègue d’Éric Masson.

Bien que la peine prononcée soit moins sévère que les réquisitions, elle prend en compte la circonstance aggravante du fait d’avoir pris pour cible des policiers. Cette considération revêtait une grande importance pour la famille d’Éric Masson, un brigadier âgé de 36 ans et père de famille, ainsi que pour ses collègues policiers.

Ce Jeudi 29 Février 2024, l’avocate générale Florence Galtier a requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité, invoquant la dangerosité de l’accusé et la nécessité de protéger la société. Ilias Akoudad a admis pour la première fois durant ce procès être l’auteur du tir mortel, déclarant ne pas avoir été conscient que la victime était un policier.

Selon l’avocate générale, Florence Galtier, « Éric Masson a été exécuté sans sommation par un individu ivre de violence, fier du geste accompli ». Elle estime que les aveux partiels de l’accusé à l’audience ont été parfaitement orchestrés. L’avocate générale a également souligné « qu’il était absolument impossible de confondre ces 2 policiers » avec des dealers concurrents.

« Justice a été rendue »

Sur le réseau social X (ex-Twitter), le Ministre de l’Intérieur a commenté :

Le père d’Eric Masson a exprimé sa satisfaction à la sortie

Le père d’Eric Masson, qui jusqu’alors n’avait pas échangé avec la presse, a exprimé sa satisfaction à la sortie, soulignant que la circonstance aggravante avait été retenue. Lors du procès, les aveux partiels du jeune homme ont été qualifiés par elle de parfaitement orchestrés, tandis qu’elle considérait comme absolument impossible de prendre les 2 policiers pour des dealers concurrents.

De leur côté, les avocats de la défense, Elise Arfi et Frank Berton, ont exprimé leur inquiétude quant au risque que leur jeune client soit emmuré vivant. Ce tragique événement a déclenché de nombreuses manifestations et a suscité une immense émotion, menant à un hommage national. Il a également ravivé le malaise au sein de la police. En réponse, la loi a été réformée : désormais, le meurtre d’un policier est passible de la peine maximale, la perpétuité assortie d’une période de sûreté de 30 ans.

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Allo17.fr Provence-Alpes-Côte d’Azur
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3 commentaires
  1. Bonjour, mes pensées aux amis, famille et collègue de Éric. Faisons confiance à notre justice.

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