Naissance opérationnelle du GIGN : 1er Mars 1974

Le 1er Mars 1974, l’ECRI naît au sein de la gendarmerie, en réponse à des incidents tragiques. Sous le commandement du lieutenant Christian Prouteau, elle mène sa première mission les 10 et 11 Mars 1974 à Ecquevilly (Yvelines). En Avril 1974, elle devient le GIGN I et le GIGN IV. Le 1er Juin 1976, le GIGN est officiellement adopté et devient une formation aéroportée spécialisée dans la gestion des crises et du terrorisme. Ainsi, le 1er Mars 1974 marque le début de l’histoire du GIGN.

Le 1er Mars 1974 marque un tournant majeur dans l’histoire de la gendarmerie avec la naissance opérationnelle de l’Equipe Commando Régionale d’Intervention (ECRI). Cette unité, précurseur du célèbre Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), voit le jour dans un contexte marqué par une série d’événements tragiques et une nécessité accrue de réponse spécialisée aux situations de crise.

La genèse de cette unité d’intervention remonte au 1er Novembre 1973, date à laquelle la décision de créer une telle entité au sein de la gendarmerie est officiellement prise. Cette résolution fait suite à une série d’incidents déstabilisants, notamment les événements tragiques survenus lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972. Mais aussi, elle trouve son origine dans des épisodes moins médiatisés, tels que l’affaire du forcené de Cestas (Gironde) en 1969, le détournement d’un avion à Orly par Jean Kay, ou encore la prise d’otages à la centrale pénitentiaire de Clairvaux (Aube) en 1971. L’ECRI prend forme à travers l’avis de mutation N°2480/2.1 daté du 3 Décembre 1973, qui désigne 17 gendarmes et gradés de la gendarmerie, placés sous les ordres du lieutenant Prouteau et rattachés à l’escadron 2/2 de Maisons-Alfort, commandé par le capitaine Gervais.

Première mission : 11 Mars 1974

Les premiers pas opérationnels de l’ECRI sont marqués par une mission cruciale le 11 Mars 1974, lorsqu’elle intervient dans la résidence du parc à Ecquevilly (Yvelines) pour neutraliser un forcené, qui, après avoir tué ses 2 voisins, s’est retranché dans un appartement. Cette intervention inaugure l’engagement concret de l’unité dans la gestion des situations à haut risque.

Transformation en GIGN I et GIGN IV

En réponse à la multiplication des prises d’otages qui tournent au fiasco (notamment à Cestas en 1969, à la centrale de Clairvaux en 1971 et aux Jeux Olympiques de Munich en 1972), un premier GIGN est formé le 11 Octobre 1973 au sein de l’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, tandis qu’une équipe commando régionale d’intervention (ECRI) est formée le 1er Décembre de la même année au sein du groupe d’escadrons I/2 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort. Le commandement de l’ECRI est confié au lieutenant Christian Prouteau et l’unité devient opérationnelle le 1er Mars 1974. 

Le 1 Avril 1974, le GIGN de Mont-de-Marsan devient le GIGN 4 tandis que l’ECRI de Maisons-Alfort devient GIGN 1. C’est l’anniversaire officiel de la création de l’unité.

En 1976, la gendarmerie décide de regrouper les 2 unités, principalement pour des raisons de coût et d’efficacité. Le 31 Mai 1976, les 2 GIGN 1 et 4 sont dissous et rassemblés le 1er Juin de la même année en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN. Après son déménagement à Satory (à Versailles) en 1982, le GIGN est intégré en 1984 au sein d’une nouvelle formation appelée Groupement de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN). Il y est rejoint d’abord par l’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, qui devient à cette occasion Escadron Parachutiste d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (EPIGN), puis en 1986, par le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

En 2007, le GSIGN est dissous et remplacé par une nouvelle unité qui reprend le nom du GIGN, les anciens GIGN, EPIGN et GSPR fournissant les principales composantes de la nouvelle organisation. En 2015, le GIGN est engagé simultanément pour la première fois avec le RAID, unité d’élite de la police, lors de la double prise d’otages du 9 Janvier faisant suite aux attentats de Janvier 2015 en France. En 2021, les antennes du GIGN (en métropole et outre-mer) sont complètement intégrées (c’est-à-dire administrativement et opérationnellement) à l’organisation du groupe.

Adoption de l’acronyme GIGN

L’acronyme GIGN, est définitivement adopté le 1er Juin 1976 par une nouvelle circulaire ministérielle qui dissout les GIGN 1 et 4 pour les fusionner en une seule unité cohérente.

Cette évolution consacre également le GIGN comme une formation aéroportée, affirmant ainsi son caractère spécialisé et polyvalent dans la lutte contre le terrorisme et les situations de crise. Ainsi, le 1er Mars 1974 demeure une date historique, marquant la naissance opérationnelle de l’ECRI, embryon du prestigieux GIGN, dont l’héritage d’excellence perdure jusqu’à nos jours.

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