L’application Akha, qui permet de signaler la présence de contrôleurs dans les transports, suscite une polémique. Jugée illégale, elle est dénoncée par Valérie Pécresse, qui demande sa fermeture.
Une nouvelle application mobile, baptisée « Akha », vient de faire son apparition sur l’App Store et Google Play. Conçue par le développeur mobile « Sid Ahmed Mekhiche », cette plateforme se présente comme un outil de signalement dans les transports en commun. Cependant, une fonctionnalité en particulier suscite un vif débat : la possibilité de signaler la présence des contrôleurs.

Une fonctionnalité au cœur de la polémique
L’application Akha offre aux utilisateurs la possibilité de partager des informations sur les incidents rencontrés dans les transports en commun, tels que des pannes, des retards ou des comportements inappropriés. Mais ce qui attire l’attention, c’est surtout sa capacité à avertir les usagers de la présence de contrôleurs. Une fonction très prisée par certains internautes pour éviter les amendes, mais qui entre en contradiction directe avec l’article L2242-10 du code des transports. Ce dernier stipule que le fait de signaler la présence de contrôleurs est passible de deux mois d’emprisonnement et d’une amende de 3 750 euros.
Le nom de l’application, Akha, fait référence au cri d’alerte utilisé dans certains milieux pour prévenir d’une présence policière. Une connotation qui ne fait qu’accentuer la controverse.
Valérie Pécresse demande la fermeture de l’application
Ce Lundi 13 Janvier 2025, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, s’est dite « scandalisée » par cette application. Elle réclame fermement sa fermeture, estimant qu’elle incite à contourner les règles et favorise la fraude dans les transports en commun. Cette déclaration intervient dans un contexte de durcissement des mesures contre les fraudeurs. Depuis le Mercredi 8 Janvier 2025, les agents de contrôle peuvent croiser les données des contrevenants avec celles du fisc pour vérifier l’exactitude des adresses déclarées.
Scandalisée par l'appli "Akha", qui sans vergogne se baptise du nom du signal d'alarme des dealers et vient faciliter la fraude dans les transports en localisant les contrôleurs et les forces de sécurité. Sans parler de l'aide qu'elle apporte aux délinquants et criminels…C'est… https://t.co/4rgBw9KbBn
— Valérie Pécresse (@vpecresse) January 13, 2025
Un regain d’intérêt soudain
Bien qu’Akha ait été lancée il y a plus d’un an, elle connaît un regain de popularité ces derniers jours, en grande partie grâce à cette polémique. Les téléchargements ont explosé, alimentés par des discussions sur les réseaux sociaux et les avis partagés des usagers. Certains défendent l’application comme un outil de solidarité entre usagers, tandis que d’autres critiquent une initiative qui pourrait encourager la fraude.
Face aux réactions des autorités, l’avenir d’Akha semble incertain. Le développeur, Sid Ahmed Mekhiche, n’a pas encore répondu officiellement aux critiques, mais des mesures judiciaires pourraient être envisagées pour faire fermer l’application.






Je sais pas si vous vous rendez compte du prix des transports en commun 🙁
Et les transports sont très sallllle!