La mobilisation des lycéens se poursuit ce Jeudi 1er Octobre 2026 et s’étend aux universités. Plusieurs établissements sont bloqués, tandis que des tensions et des interpellations sont signalées.
Ce Jeudi 1er Octobre 2026, la mobilisation des lycéens se poursuit dans plusieurs villes. Après plusieurs journées de blocages et de perturbations, le mouvement s’étend désormais à l’enseignement supérieur, avec des actions organisées dans plusieurs universités.
L’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à un « acte deux » de la mobilisation, tandis que plusieurs organisations étudiantes soutiennent le mouvement. Des blocages ou rassemblements ont notamment été signalés à Paris (Île-de-France), Lille (Nord), Lyon (Rhône), Rennes (Ille-et-Vilaine), Rouen (Seine-Maritime), Strasbourg (Bas-Rhin), Tours (Indre-et-Loire), Montpellier (Hérault), Poitiers (Vienne) ou encore Marseille (Bouches-du-Rhône).
Les lycéens mobilisés dénoncent notamment le manque de professeurs et de personnels, les absences non remplacées, des classes surchargées, certains établissements dégradés ainsi que les difficultés liées aux conditions d’enseignement. Les étudiants mettent également en avant la précarité étudiante et le financement des établissements d’enseignement supérieur.
Le mouvement avait débuté en Île-de-France avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire. Ce Mercredi 30 Septembre 2026, 356 lycées avaient été concernés par des blocages ou des perturbations, selon les autorités.
Au total, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes ont été blessés. Le Ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a notamment fait état de « fonctionnaires pris à partie, de jets de projectiles, de violences et de tentatives de mise à feu », évoquant des faits s’apparentant, selon lui, à « des violences urbaines ».
Concernant l’Éducation Nationale, un premier bilan faisait état de 32 élèves ou agents blessés. Le Ministre de l’Éducation Nationale, Édouard Geffray, a ensuite indiqué que « 119 élèves et personnels avaient été blessés » depuis le début des blocages lycéens, dont 34 membres du personnel.
Plusieurs incidents et interpellations
La mobilisation est également marquée par des violences et des dégradations dans plusieurs villes. Ce Mercredi 30 Septembre 2026, le Ministre de l’Intérieur avait annoncé « 625 interpellations ». Des membres des forces de l’ordre, des élèves et des personnels d’établissements ont également été blessés depuis le début du mouvement.
‼️🔥🇫🇷 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Le lycée Nelson-Mandela, à Nantes, est ravagé par les flammes à la suite d’un incendie volontaire survenu lors d’un blocus de l’établissement. pic.twitter.com/caVk3Hbxcq
— Bastion (@BastionMediaFR) October 1, 2026
De nouvelles tensions ont été signalées ce Jeudi 1er Octobre 2026. Dans le Rhône, la préfecture faisait état à 11 heures de 36 établissements concernés par des rassemblements et de 17 interpellations. Des tirs de mortiers ont notamment été signalés aux abords d’un établissement lyonnais.
À Marseille, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affirme que plusieurs membres de la direction du lycée Victor-Hugo ont été agressés et aspergés d’essence. Ces faits devront être précisés par les investigations et les autorités compétentes.

Une nouvelle mobilisation annoncée le Mardi 6 Octobre 2026
Les organisations lycéennes et étudiantes souhaitent poursuivre le mouvement. Après cette journée du Jeudi 1er Octobre 2026, une nouvelle mobilisation de la jeunesse est annoncée pour le Mardi 6 Octobre 2026.
Les autorités suivent de près l’évolution de la situation alors que les revendications portant sur les moyens accordés à l’éducation et les conditions d’études continuent d’alimenter la mobilisation.





