Bruno Retailleau se dit favorable à la castration chimique des auteurs de crimes sexuels sur mineurs, rappelant que ce traitement existe déjà sous conditions volontaires pour réduire la libido et le taux de testostérone.
La question de la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs continue de susciter un vif débat en France, dans un contexte où plusieurs acteurs institutionnels et associatifs alertent sur une évolution préoccupante des infractions liées à la pédocriminalité.
Selon divers rapports et observations relayés par des organisations de terrain, une hausse des signalements et des procédures est régulièrement évoquée ces dernières années, bien que ces données varient selon les sources et les méthodes de comptabilisation.
Dans ce cadre, certaines propositions politiques réapparaissent dans le débat public, notamment celle de la castration chimique comme outil de prévention de la récidive chez les auteurs condamnés pour crimes sexuels sur mineurs.
« Je suis favorable à la castration chimique »
L’ancien Ministre de l’Intérieur et candidat déclaré à l’élection présidentielle Bruno Retailleau s’est exprimé sur ce sujet, indiquant notamment : « Je suis favorable à la castration chimique ». Il a également rappelé que ce dispositif existe déjà dans certains cadres légaux, précisant qu’il peut être proposé sur une base volontaire, avec un traitement visant à réduire le taux de testostérone et la libido.
Depuis une vingtaine d’années, la castration chimique est possible. À raison du volontariat, c’est-à-dire que si vous vous déclarez volontaire, vous pouvez avoir un traitement qui va diminuer le taux de testostérone et la libido.
Président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle
Cette prise de position relance un débat ancien entre deux approches : d’un côté, une logique de renforcement des sanctions et des dispositifs médicaux de prévention de la récidive ; de l’autre, des interrogations éthiques, juridiques et médicales sur l’encadrement de tels traitements, leur efficacité à long terme et la question du consentement.
Les partisans de ce type de mesure estiment qu’elle pourrait contribuer à limiter les risques de récidive et à renforcer la protection des mineurs. Les opposants, eux, soulignent les limites scientifiques de certains dispositifs, ainsi que les enjeux liés aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes condamnées, même après jugement.
Affaire à suivre…





