À la prison de Rennes-Vezin, une série d’agressions violentes de détenus instables met les surveillants à bout. FO-Justice dénonce l’inaction de l’administration, tandis qu’un projet de surf thérapeutique pour les détenus a été annulé.
Au centre pénitentiaire pour hommes de Rennes-Vezin (CPRV), la tension ne cesse de monter. Après plusieurs agressions en Juillet 2025, le personnel pénitentiaire est à bout de souffle. Ce Mercredi 16 Juillet 2025, un détenu a tenté d’étrangler un gradé. Le Jeudi 24 Juillet 2025, un autre prisonnier a frappé un agent au visage. Dernier incident en date : ce Lundi 28 Juillet 2025, un détenu connu pour son instabilité mentale a violemment agressé un surveillant, l’envoyant à l’hôpital avec deux points de suture au menton.
Face à cette spirale de violences, le syndicat FO-Justice a appelé à un débrayage dès le Mardi 29 Juillet 2025 à 7 heures, paralysant fortement l’établissement.
Une semaine de surf thérapeutique à Saint-Malo pour certains détenus
Dans un climat déjà électrique, une initiative du service médico-psychologique régional (SMPR) a mis le feu aux poudres : l’organisation d’une semaine de surf thérapeutique à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour certains détenus. Une proposition jugée « indécente » par les syndicats, qui y voient « un pied de nez » à la fois à la souffrance du personnel et aux directives Ministérielles. « Pendant que les surveillants se font frapper, le SMPR refuse de soigner ces détenus mais trouve des crédits pour les emmener surfer ! », s’est insurgé Éric Toxe, de l’UFAP – UNSa Justice.
Sous la pression syndicale et politique – notamment après les critiques du député Rassemblement National Thomas Ménagé, le Ministère de la Justice a confirmé l’« annulation de cette activité ». Une décision conforme aux mesures prises par le garde des Sceaux, qui avait demandé l’arrêt des activités ludiques en prison.
Mais pour les agents, le mal est plus profond : « Tant que l’administration continuera de fermer les yeux sur ces profils dangereux, d’autres drames arriveront », alerte FO-Justice, réclamant des sanctions exemplaires et des mesures d’urgence.





