Marseille : Deux policiers de l’OFAST mis en examen pour trafic de drogue et corruption

Deux policiers de OFAST de Marseille ont été mis en examen pour trafic de drogue et corruption après des soupçons sur l’importation de 400 kg de cocaïne. L’IGPN a révélé des échanges compromettants entre policiers et trafiquants.

Ce Vendredi 4 Avril 2025, deux fonctionnaires de l’antenne de l’office antistupéfiants (OFAST) de Marseille (Bouches-du-Rhône) se retrouvent aujourd’hui au cœur d’un vaste scandale judiciaire. Ils ont été mis en examen par des juges d’instruction de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée pour leur implication présumée dans un réseau de trafic de drogue international.

Les deux policiers sont soupçonnés de multiples infractions particulièrement graves : importation et trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs, faux en écriture publique, ainsi qu’atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image et des paroles d’une personne. Le parquet de Paris, qui a demandé leur placement en détention provisoire, justifie cette mesure par la nécessité d’éviter toute concertation entre les mis en cause.

Une enquête déclenchée par un renseignement anonyme

Les faits trouvent leur origine dans un renseignement anonyme reçu en Février 2023, évoquant une importante cargaison de cocaïne en provenance de Colombie, expédiée par container jusqu’au port de Marseille. L’affaire est alors confiée à l’Ofast, qui met en place un dispositif de surveillance autour d’une cargaison suspectée de contenir entre 180 et 200 kg de cocaïne.

Mais à la réception, les enquêteurs découvrent une quantité bien supérieure : près de 400 kg de cocaïne ont été introduits sur le territoire national. Une différence majeure, qui soulève immédiatement des questions sur la gestion de l’opération.

L’IGPN saisie, des complicités internes dévoilées

Face aux incohérences et au manque de transparence dans le déroulement de l’opération, l’antenne de l’OFAST de Nanterre (Hauts-de-Seine) se désengage rapidement du dossier. Plusieurs acteurs de l’enquête s’interrogent alors sur les difficultés à retrouver la drogue sur le terrain, laissant entendre que la surveillance policière aurait été éventée.

En Janvier 2024, l’inspection générale de la police nationale est saisie en interne. Les investigations mettent en lumière des échanges entre plusieurs policiers et des tiers, évoquant la vente d’au moins 360 kg de cocaïne en dehors de tout cadre légal, ainsi qu’un trafic de dissimulation des quantités réellement introduites sur le territoire.

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Allo17.fr Provence-Alpes-Côte d’Azur
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