Mathilde Panot veut désarmer la police municipale et supprimer les caméras de surveillance

Mathilde Panot défend une refonte complète de la police, opposée à l’armement des municipaux, et propose une police de proximité intégrée à la police nationale pour renforcer le lien avec la population.

Invitée de BFM Politique ce Dimanche 6 Juillet 2025, Mathilde Panot, Présidente du groupe La France Insoumise – Nouveau Front Populaire (LFI-NFP) à l’Assemblée nationale, a exposé la vision de son mouvement sur la sécurité et le rôle de la police. À contre-courant du gouvernement, la députée a défendu une approche axée sur la proximité et la prévention, dénonçant une dérive « sécuritaire » et « autoritaire ».

Alors que le gouvernement prépare un projet de loi visant à renforcer les pouvoirs des policiers municipaux, Mathilde Panot s’y oppose fermement. « Les policiers municipaux n’ont pas besoin d’être armés, et il faut refonder la police », a-t-elle martelé.

Le texte, porté par le Ministre délégué François-Noël Buffet, sera présenté en Conseil des Ministres en Septembre 2025. Il prévoit notamment d’élargir les compétences des polices municipales : fouilles de coffres, saisies d’objets dangereux (couteaux, cutters), accès renforcé aux fichiers de police, et possibilité de dresser des amendes forfaitaires délictuelles. L’objectif affiché par le gouvernement est de créer une « boîte à outils » pour adapter les polices municipales aux « nouvelles réalités de l’insécurité ».

Pour Mathilde Panot, cette orientation est incompatible avec les valeurs républicaines. « L’objet dans nos campagnes, c’est de dire que nous ne voulons pas de polices du maire, mais une police républicaine », a-t-elle affirmé. Elle propose ainsi une refonte profonde : « la réintégration de la police municipale au sein de la police nationale », afin de créer « une véritable police de proximité ». Selon elle, « cette mesure permettrait de restaurer la confiance entre les habitants et les forces de l’ordre », tout en évitant la logique de surenchère sécuritaire.

Mathilde Panot a également réitéré son opposition à l’armement des policiers municipaux. « Nous souhaitons que la police municipale armée soit désarmée, car la police de proximité n’a pas besoin d’être armée », a-t-elle insisté.

Un plan visant à retirer les caméras de surveillance dans toutes les villes où LFI sera élue

Enfin, la députée a pris position contre l’usage massif des caméras de surveillance, qu’elle juge inefficace. « Je ne suis pas favorable à ce qu’on mette des caméras de surveillance partout. Elles n’ont encore une fois jamais prouvé leur utilité », a-t-elle déclaré. Elle a même annoncé qu’un plan visant à retirer les caméras de surveillance serait mis en place dans toutes les municipalités où LFI sera élue.

Avec ces propositions, La France Insoumise entend replacer la prévention et le lien social au cœur des politiques de sécurité, contre une vision qu’elle décrit comme fondée sur la méfiance et la répression. À moins d’un an des élections municipales, le débat sur le rôle et la nature des forces de l’ordre s’annonce plus que jamais central.

Avec ces propositions, La France Insoumise entend recentrer le débat sur la prévention, la proximité et la confiance, plutôt que sur la répression et le contrôle généralisé.

Cet article vous a plu ? Faites-le découvrir autour de vous en le partageant !
Allo17.fr Île-de-France
Allo17.fr Île-de-France

Les actualités de la région Île-de-France.

Un commentaire
  1. LFI ne veux tout simplement plus de police ni de gendarme. Ils veulent que nous les citoyens nous nous démordons comme aux USA.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *