Michèle Alliot-Marie condamnée pour prise illégale d’intérêts : Six mois de sursis prononcés

Michèle Alliot-Marie a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts de 2010 à 2012. Ses avocats ont annoncé un appel contre cette décision, qu’ils jugent injuste et disproportionnée.

Ce Vendredi 6 Septembre 2024, le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné, Michèle Alliot-Marie, ancienne Ministre de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, à six mois d’emprisonnement avec sursis pour prise illégale d’intérêts.

Les faits remontent à la période entre 2010 et 2012, alors qu’elle occupait le poste d’adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). Les avocats de l’ex-Ministre ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel de cette décision.

Les avocats ont exprimé leur intention de faire appel

L’affaire a débuté en 2013, avec l’ouverture d’une enquête pour des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz. Michèle Alliot-Marie avait été mise en examen en Février 2019 pour prise illégale d’intérêts. Les investigations ont notamment porté sur des associations locales impliquées dans l’organisation d’un festival, présidé par le père de Michèle Alliot-Marie, aujourd’hui décédé.

En Juillet 2023, le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement avec sursis contre l’ancienne Ministre, ainsi qu’une amende de 50 000 euros et une inéligibilité de trois ans. Ces réquisitions avaient été qualifiées d’excessives par les avocats de Michèle Alliot-Marie, qui ont critiqué la sévérité de la peine demandée. Le tribunal, bien qu’ayant suivi la demande du sursis, a toutefois opté pour une peine plus clémente que celle réclamée par le parquet, mais la condamnation reste lourde de conséquences pour l’ancienne députée. Elle pourrait désormais faire face à des restrictions en matière de représentation politique, en fonction de l’issue de l’appel annoncé.

À l’annonce du jugement, les avocats de Michèle Alliot-Marie ont exprimé leur intention de faire appel, dénonçant une décision injuste et disproportionnée. Ils comptent plaider en faveur d’une réévaluation de la peine lors du prochain examen de l’affaire.

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