Le conducteur de l’autocar accidenté, testé positif à la cocaïne, a été mis en examen et incarcéré. Le véhicule, sans contrôle technique et avec des freins défaillants, a heurté une falaise, causant 2 morts et plusieurs blessés graves.
Le conducteur de l’autocar impliqué dans l’accident meurtrier de Porté-Puymorens (Pyrénées-Orientales), a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône) ce Samedi 7 Décembre 2024. L’homme de 50 ans, testé positif à des traces de cocaïne, faisait rouler un véhicule qui ne répondait pas aux normes de sécurité : l’autocar n’avait pas subi le contrôle technique obligatoire, et son enregistreur de vitesse avait été désactivé, a précisé la justice.
L’accident, survenu ce Dimanche 1er Décembre 2024, avait entraîné la mort de deux passagers et fait de nombreux blessés. Une enquête avait été ouverte pour homicides involontaires par violation délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité. Elle couvre également des faits de blessures involontaires et de mise en danger de la vie d’autrui. Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Prades (Pyrénées-Orientales) et à la section de recherches de Montpellier (Hérault).
Selon les premiers éléments de l’enquête, « le véhicule aurait subi une défaillance mécanique, notamment au niveau de son système de freinage ». D’après le parquet, l’autocar, qui assurait la liaison entre Le Pas de la Case et Barcelone, avait déjà connu un problème mécanique peu avant l’accident. Ce Dimanche vers 17 heures, à plus de 1 600 mètres d’altitude, le bus avait quitté sa voie avant de heurter violemment une falaise, causant d’importants dégâts, notamment l’arrachement de tout un côté du véhicule.
48 personnes se trouvaient à bord de l’autocar
Au moment de l’accident, 48 personnes se trouvaient à bord de l’autocar. Deux passagers ont perdu la vie, et plusieurs autres ont été grièvement blessés, y compris le conducteur. « Sur l’ensemble des victimes, 32 ont été hospitalisées en Espagne et neuf en France. Parmi ces dernières, six le sont encore à ce jour », a précisé le parquet.
Cet accident soulève de nombreuses questions sur l’état du véhicule et les responsabilités du conducteur. Avec une mise en cause aussi grave, ce drame met en lumière les conséquences tragiques de la négligence en matière de sécurité routière et d’entretien des véhicules de transport en commun.





