Grâce à une mobilisation citoyenne historique, le Parlement européen a voté un règlement renforcé pour protéger chiens et chats. Une victoire majeure pour le bien-être animal, mais le combat continue.
Une vague de mobilisation citoyenne sans précédent a fait basculer le Parlement européen. Le Jeudi 19 Juin 2025, les eurodéputés ont adopté un projet de règlement ambitieux pour renforcer le bien-être des chats et des chiens dans l’Union européenne.
Cette victoire, saluée par La SPA, est le fruit d’une campagne intense menée ces dernières semaines. Les Mercredi 14 Mai 2025 et Jeudi 19 Juin 2025, avant les examens clés du texte, des milliers d’adhérents et de sympathisants ont pris leur clavier pour interpeller directement les parlementaires. Face à cette pression, certains élus initialement favorables à un texte plus laxiste ont été contraints de revoir leur position.
Ce projet, en discussion depuis plusieurs mois, vise à combler le vide juridique qui persiste dans de nombreux États membres. Désormais, les chats resteront inclus dans le champ d’application du règlement, une mesure longtemps menacée de suppression. Les petits élevages seront tenus de respecter des normes minimales de bien-être, et la vente d’animaux en animalerie sera interdite.
Autre avancée majeure : « l’identification des animaux devient obligatoire, y compris pour les particuliers ». Les pratiques douloureuses sur les chiens militaires sont interdites, et les campagnes de stérilisation des chats errants seront encouragées. Enfin, la vente d’animaux en ligne, jusqu’ici peu contrôlée, sera désormais mieux encadrée pour limiter les abus. Ces mesures marquent un tournant décisif. Pour de nombreux militants et défenseurs des animaux, elles constituent une étape historique dans la construction d’une Europe plus respectueuse des êtres vivants.
Des défis qui persistent
Malgré ces progrès, plusieurs points noirs subsistent. Les plateformes de vente en ligne ne sont pas tenues responsables du contenu des annonces, laissant la porte ouverte aux trafics. Certaines mutilations, comme la coupe de queue chez les chiens de chasse, restent autorisées. Les animaux utilisés à des fins de recherche scientifique demeurent exclus du texte, et l’usage des colliers électriques ou étrangleurs reste permis pour les chiens militaires.
La prochaine étape sera décisive : le trilogue entre le Parlement, le conseil et la commission européenne déterminera la version finale du texte. Pour La SPA, la mobilisation ne s’arrête pas là. L’association appelle à poursuivre la pression pour consolider ces avancées et obtenir de nouvelles victoires.





