Trois jeunes hommes âgés de 19 à 21 ans ont été placés en détention provisoire après la fusillade de Villejean à Rennes. Déjà connus de la justice, ils sont mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée et autres délits.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), l’enquête sur la fusillade survenue dans le quartier de Villejean connaît un nouveau tournant. Ce Mercredi 7 Mai 2025, Frédéric Teillet, procureur de la République, a confirmé que « trois jeunes hommes, âgés de 19 à 21 ans, sont désormais incarcérés après leur mise en examen ».
Les suspects, « déjà bien connus de la justice malgré leur jeunesse », avaient été arrêtés rapidement après les coups de feu entendus Samedi 3 Mai 2025. Initialement placés en garde à vue, leur détention a été prolongée jusqu’au Lundi 5 Mai 2025 par décision du parquet de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, après saisine d’un juge des libertés et de la détention. Une procédure exceptionnelle leur a permis de rester en garde à vue 48 heures supplémentaires.
Les trois jeunes ont été présentés à un juge d’instruction
À l’issue de cette période, les trois jeunes ont été présentés à un juge d’instruction. Ils sont poursuivis pour de lourdes accusations : tentative de meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, recel de vol, violences aggravées, destruction de biens dangereux pour autrui en bande organisée, refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui, et délit de fuite.
« Le magistrat instructeur a ordonné leur placement en détention provisoire ». Deux d’entre eux font également face à des accusations en état de récidive légale concernant certaines infractions. Le procureur a précisé que l’« un des mis en cause avait été interpellé fin Avril 2025 à bord d’une voiture volée, où une arme à feu avait été découverte ». Quant à un autre, « il avait fait l’objet d’une rétention judiciaire le Mercredi 16 Avril 2025 pour avoir violé une interdiction de séjour à Villejean ». Faute de fondement juridique après la fin de son contrôle judiciaire, il avait toutefois été remis en liberté sans poursuite à cette époque.





