Un policier de la brigade anti-criminalité a abattu un homme menaçant avec un couteau. L’homme, connu pour des antécédents psychiatriques, n’a pas réagi à un tir de LBD. L’IGPN a été saisie et deux enquêtes ont été ouvertes.
Ce Vendredi 9 Août 2024, un drame s’est déroulé à Bordeaux (Gironde) lorsque qu’un policier de la brigade anti-criminalité a ouvert le feu sur un homme, causant sa mort. Les faits se sont produits aux alentours de 19 heures 30.
L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, s’était muni d’un couteau volé peu de temps avant dans une épicerie. Lors de l’intervention policière, il a menacé les agents avec cette arme, refusant d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre.
Malgré un tir de lanceur de balles de défense destiné à le neutraliser, le suspect a continué à s’approcher dangereusement d’un policier de la brigade anti-criminalité. Ce dernier a alors fait usage de son arme à feu pour stopper la menace.
Deux enquêtes ouvertes, l’IGPN a été saisie
Les autorités ont précisé que le suspect, qui souffrait d’antécédents psychiatriques, était connu des services de police. Son comportement agressif et dangereux a poussé le policier à tirer pour se protéger ainsi que ses collègues.
Suite à cet incident, le parquet de Bordeaux a ouvert deux enquêtes distinctes. La première, visant l’individu abattu, porte sur des chefs d’accusation de vol, menaces avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique, et tentative de meurtre sur agent de la force publique. Cette investigation a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée.
La seconde enquête, qui concerne le policier ayant fait feu, a été ouverte pour homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique. L’inspection générale de la police nationale, souvent qualifiée de police des polices, a été saisie pour examiner les circonstances exactes de l’intervention.
Malgré la gravité de l’incident, le policier à l’origine des tirs n’a pas été placé en garde à vue. Selon Frédérique Porterie, procureure de la République à Bordeaux, les premiers éléments recueillis, corroborés par des témoignages, confirment l’attitude menaçante de l’homme. Ces éléments ont conduit les autorités à ne pas prendre de mesures coercitives immédiates à l’encontre du fonctionnaire de police.






Ça va être de la faute du policier maintenant ?
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