Nantes : La colère monte après la grève de la faim de Marie-Claude

Marie-Claude, 73 ans, se dit abandonnée face au squat de son logement. Autour d’elle, la colère monte : beaucoup dénoncent une justice qui, selon eux, protège les squatteurs et laisse ses citoyens sans recours.

La colère ne retombe pas autour de l’affaire de Marie-Claude, 73 ans, qui affirme être dépossédée de son logement depuis plusieurs semaines. La septuagénaire a entamé une grève de la faim le Vendredi 24 Octobre 2025 pour dénoncer l’inaction administrative et la lenteur des procédures qui, selon elle, l’empêchent de récupérer sa maison. Affaiblie, victime de malaises répétés, elle tente tout juste de se réalimenter.

Marie-Claude explique avoir loué une chambre de sa maison à un particulier. Elle affirme que le locataire a cessé de payer le loyer et a « siliconé les serrures » afin d’empêcher toute entrée dans les lieux. Le locataire aurait par ailleurs déposé plainte pour « violation de domicile », rendant la situation encore plus complexe sur le plan juridique.

Pour la propriétaire, cette procédure est « incompréhensible ». Elle dit avoir tenté à plusieurs reprises de déposer plainte de son côté, sans succès.

Promesses, puis silence

Selon la septuagénaire, un adjoint à la mairie serait venu la rencontrer il y a trois semaines, assurant que le dossier serait transmis aux autorités compétentes. Depuis, Marie-Claude affirme n’avoir reçu aucun retour.

On m’a même demandé de ne plus rester là.

Marie-Claude

De son côté, la mairie indique « avoir transmis le dossier au préfet et au procureur de la République ». Mais en l’absence de réponse officielle et face à la lenteur des procédures d’expulsion, la situation reste bloquée.

Une grève de la faim

Face à cette impasse administrative et judiciaire, Marie-Claude a décidé d’entamer une grève de la faim. Un geste extrême que les passants, voisins et quelques soutiens interrogés sur place jugent révélateur d’un « dysfonctionnement global » des institutions. Après quinze jours de jeûne, la septuagénaire a subi plusieurs malaises. Son cœur s’est fragilisé, selon les proches qui l’entourent. « Elle met sa santé en danger parce qu’elle n’a plus d’autre moyen pour se faire entendre », déplore une riveraine.

L’affaire intervient à l’approche de la trêve hivernale, période durant laquelle les expulsions sont suspendues, rendant les démarches encore plus complexes. Pour Marie-Claude, cela ressemble à « une double peine » : ne plus pouvoir habiter chez elle et ne pas pouvoir récupérer son bien avant des mois.

Cette situation nourrit une colère plus large. Beaucoup dénoncent un système où les propriétaires se retrouvent parfois impuissants face aux occupations prolongées et aux procédures extrêmement longues.

Voilà où en est notre France. Rien ne semble fonctionner dans notre système. Rien. L’État et la justice ne nous protègent plus ; on a parfois l’impression qu’ils défendent davantage les criminels, les voyous et les délinquants. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment peut-on en arriver à un tel manque d’humanité ?

Riverain

Une affaire qui interroge la justice et les services publics

Au-delà du cas individuel, l’histoire de Marie-Claude ravive un débat national : celui de l’équilibre entre protection des occupants, lenteur judiciaire et droits des propriétaires.
Pour l’heure, la septuagénaire dit « ne plus comprendre grand-chose » aux mécanismes juridiques censés la protéger.

En France, on protège les délinquants. La justice protège les squatteurs et abandonne ses citoyens.

Dylan Fouville, Fondateur et Président des Éditions Allo17

Elle réclame simplement d’être « écoutée, entendue et accompagnée ». Sa colère, elle, continue de grandir – tout comme celle de nombreux citoyens qui voient dans cette affaire le symbole d’un système qui peine à répondre rapidement aux situations d’urgence humaine.

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Allo17.fr Pays de la Loire
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