La police a identifié plusieurs suspects après la mort de Quentin Deranque, tabassé à Lyon en marge d’une conférence. Aucune interpellation à ce stade, l’enquête vise un homicide volontaire.
La police a identifié plusieurs des personnes encagoulées soupçonnées d’avoir participé aux violences survenues à Lyon (Rhône), le Jeudi 12 Février 2026, au cours desquelles le militant nationaliste Quentin Deranque a été mortellement passé à tabac.
Les faits se sont déroulés en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon, à laquelle participait l’eurodéputée Rima Hassan de La France Insoumise. Une altercation aurait opposé des militants d’extrême gauche au collectif d’extrême droite Nemesis et à son service d’ordre. Selon les premiers éléments de l’enquête, « Quentin Deranque aurait succombé à des coups portés par au moins six individus ». Les agresseurs, en partie encagoulés, auraient pris part à un affrontement violent dont les circonstances précises restent à établir.
Plus d’une quinzaine de témoins entendus
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a indiqué lors d’un point presse que « plus d’une quinzaine de témoins » ont été entendus. Les enquêteurs exploitent également plusieurs vidéos de l’agression.
« Au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation », a précisé le magistrat, soulignant que l’enquête vise à « identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels ». Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » issus des investigations.
Une enquête pour homicide volontaire
L’enquête a été ouverte des chefs d’homicide volontaire, de violences aggravées – en raison de trois circonstances : en réunion, en étant masqué et avec port d’armes – ainsi que d’association de malfaiteurs en vue de commettre un délit.
Alors que le gouvernement a publiquement pointé du doigt le groupe antifasciste La Jeune Garde, le procureur s’est refusé à tout commentaire sur l’éventuelle appartenance des suspects à un mouvement structuré.
À ce stade, les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des auteurs présumés et de préciser les responsabilités dans cette affaire qui suscite une vive émotion et ravive les tensions entre mouvances politiques radicales.





