Rennes : Un YouTubeur a été victime d’un canular téléphonique mobilisant d’importants moyens de police

Ce Dimanche 13 Août, les sapeurs-pompiers reçoivent un appel d’un homme qui affirme avoir tiré sur sa femme et s’être réfugié. Aussitôt, ils préviennent la police qui envoie sur place d’importants moyens. Le voisinage a rapidement confirmé qu’aucun incident n’a été entendu et que l’appartement. Ce déménagement n’était pas surprenant, car le résident avait déjà quitté les lieux. En réalité, la cible était un YouTubeur.

La police contacte alors directement la victime du canular. Pas de doute, il a été la cible d’un canular malveillant, destiné à perturber son direct sur les réseaux sociaux. Le YouTubeur, qui demande à ne pas divulguer son nom, confirme cette version des faits. Il s’agit donc d’un canular téléphonique, swatting.

Qu’est-ce que le swatting ?

Le swatting est un anglicisme désignant un canular téléphonique qui consiste à essayer de piéger des services de police, tout en restant anonyme, en leur faisant croire à la nécessité d’une intervention d’urgence, en général chez un particulier, pour lui nuire. Il était à l’origine utilisé dans le milieu du gaming mais il s’est diversifié dans divers secteurs dont les fausses alertes attentats.

Ce phénomène venu des États-Unis tire son nom des unités d’intervention SWAT (les « unités spéciales » des forces de police aux États-Unis), dont les homologues français sont le GIGN et le RAID. Le swatting est apparu dans des communautés de joueurs en ligne, où il a été utilisé comme moyen de vengeance.

Ce que dit la loi

La loi française est catégorique sur le sujet et prévoit des sanctions à l’encontre des auteurs des cas de swatting. L’article 322-14 du code pénal annonce des sanctions pénales sur « le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ». Un autre article de loi prévoit de condamner plus fermement les cas de swatting avérés : l’article 226-10 du code pénal annonce 5 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

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