Neuf personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Six sont soupçonnées d’avoir participé au passage à tabac en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po.
Ce Mardi 17 Février 2026, neuf personnes ont été placées en garde à vue au soir dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque.
Sur ces neuf individus interpellés, six sont soupçonnés d’avoir participé au passage à tabac de l’étudiant ce Jeudi 12 Février 2026 à Lyon (Rhône), en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan organisée à Sciences Po. Les trois autres personnes arrêtées se trouvaient sur les lieux au moment des interpellations, mais ne sont pas, à ce stade, suspectées d’avoir pris part aux violences.
Quatre premiers suspects, présentés comme liés à l’ultragauche, ont été interpellés peu après 18 heures : deux en Isère et deux en Haute-Loire. Le parquet de Lyon a confirmé que l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom a été cité par des témoins, figure parmi les personnes interpellées en Isère.
Ces suspects seraient proches de la Jeune Garde, un mouvement antifasciste dissous l’an dernier par les autorités.
Une enquête ouverte
Ce Lundi 16 Février 2026, lors d’une conférence de presse, le procureur de Lyon, Thierry Dran, a indiqué que « les coups mortels reçus par Quentin Deranque ont été portés par au moins six individus masqués et cagoulés ». Cinq d’entre eux avaient déjà été identifiés. Le militant nationaliste est décédé deux jours après les faits, des suites de ses blessures, après avoir été hospitalisé.
L’enquête a été ouverte pour homicide volontaire, ainsi que pour violences aggravées par trois circonstances – en réunion, avec dissimulation du visage et port d’armes – et pour association de malfaiteurs dans l’intention de commettre un délit. Les investigations ont été confiées à la division criminelle territoriale de la police de Lyon.





