Quatre policiers ont été mis en examen pour violences sur un mineur de 17 ans à Garges-lès-Gonesse. Ils sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer. Les faits sont niés par les agents.
Quatre policiers sont mis en examen pour violences sur un adolescent de 17 ans, survenues dans la nuit du Lundi 14 Juillet 2025 à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer.
Selon les informations de franceinfo sur son site internet, les policiers sont poursuivis pour « violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique », avec une incapacité totale de travail inférieure à huit jours. Les faits se seraient produits le soir de la fête nationale, vers 23 heures.
Le procureur de la République, Guirec Le Bras, a précisé que « le jeune homme avait sollicité l’aide de ses proches et des sapeurs-pompiers, présentant des blessures au visage ». Il accuse les policiers de l’avoir forcé à monter dans un véhicule après une course-poursuite à pied, avant d’avoir subi des coups, puis d’avoir été relâché.
Les policiers nient les faits, une réaction politique
Toujours selon les informations de franceinfo, l’avocate des policiers, Maître Inès Davau, a déclaré que ses clients « contestent catégoriquement les faits » qui leur sont reprochés. Elle rappelle que « la présomption d’innocence doit leur être accordée », et déplore « un lynchage sur les réseaux sociaux », qu’elle estime alimenté par « les déclarations d’un élu de la République ».
Le député La France Insoumise de la circonscription, Carlos Martens Bilongo, a réagi publiquement dès les jours suivants les faits :
🔴 Ce matin, j’ai échangé avec Aly, 17 ans, pour lui apporter tout mon soutien après l’agression subie par des policiers, à Garges-lès-Gonesse le 14 juillet 2025.
— Carlos Martens Bilongo (@BilongoCarlos) July 16, 2025
Je l’ai écouté attentivement et je le crois.
Ce qu’il m’a raconté, je ne peux pas le garder pour moi. pic.twitter.com/WIbxkoY1cI
Le Ministre de l’Intérieur a souligné la gravité des accusations et insisté sur la nécessité d’une enquête rigoureuse et transparente :
Les accusations portées contre les quatre policiers à Garges-les-Gonesse sont graves.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 18, 2025
La justice devra faire toute la lumière sur ce qui s'est passé. L'exemplarité des forces de l'ordre n'est pas négociable.
Les investigations se poursuivent sous l’autorité d’un juge d’instruction. Les quatre policiers concernés restent à ce stade mis en examen, non condamnés, et interdits d’exercer dans l’attente des conclusions de l’enquête.
> Cet article reprend des éléments publiés par franceinfo dans un article daté du Vendredi 18 Juillet 2025 sur son site internet. Les faits rapportés n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante par notre rédaction.





