Un policier de 53 ans a été mis en examen à Angers après avoir tiré sur un homme de 26 ans lors d’une interpellation. Touchée à la jambe alors qu’elle tournait le dos, la victime a eu plus de huit jours d’ITT.
Ce Samedi 21 Février 2026 policier de 53 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué le parquet d’Angers (Maine-et-Loire). Le fonctionnaire est poursuivi pour des faits survenus ce Jeudi 19 Février 2026 lors d’une interpellation.
Selon le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, le policier est mis en examen pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ».
Une interpellation qui dégénère
Les faits se sont déroulés lors de l’interpellation d’un homme de 26 ans, déjà connu de la justice. Trois policiers étaient présents au moment des faits, précise le parquet. D’après les éléments communiqués, « les forces de l’ordre ont d’abord fait usage de pistolets à impulsion électrique pour tenter de maîtriser l’individu ».
Malgré cela, ce dernier aurait lancé un caillou en direction de l’un des policiers. C’est à ce moment qu’un fonctionnaire a décidé d’utiliser son arme à feu. Le procureur détaille qu’après un premier tir effectué vers le sol, « le policier a tiré une seconde fois en direction des membres inférieurs de l’homme visé ».
Une balle traverse la jambe
Touché, l’homme de 26 ans s’est effondré. Les examens médicaux ont révélé qu’une balle avait traversé sa jambe, entraînant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.
Cependant, l’analyse des images de vidéoprotection ainsi que l’examen médical ont établi que la victime a été atteinte par balle alors qu’elle tournait le dos au policier au moment du tir. Un élément déterminant dans l’appréciation de la légitime défense.
Selon le parquet, le policier a reconnu auprès des enquêteurs avoir pu faire « une mauvaise interprétation de la situation », tout en affirmant qu’elle lui était apparue dangereuse sur le moment.
Placée sous contrôle judiciaire, l’enquête devra désormais déterminer les circonstances exactes de l’usage de l’arme et les éventuelles responsabilités pénales.





