Depuis le Dimanche 13 Avril 2025, 65 attaques visant des prisons ou des agents pénitentiaires ont été recensées en France. Le gouvernement mobilise 125 enquêteurs sous l’autorité du parquet antiterroriste pour identifier les auteurs.
La France fait face à une série d’attaques ciblées contre les établissements pénitentiaires et leurs personnels. Depuis le Dimanche 13 Avril 2025, pas moins de 65 incidents ont été recensés à travers plus de trente départements.
« Les faits sont nombreux depuis dix jours. Ils sont récents et sans doute coordonnés », a déclaré le Ministre de l’Intérieur, précisant qu’un tiers du territoire est concerné. Ces actes violents incluent notamment des incendies criminels visant des centres pénitentiaires et des domiciles d’agents pénitentiaires.
Une riposte d’envergure sous l’autorité du parquet national antiterroriste
Face à cette escalade, le gouvernement a déployé des moyens exceptionnels. Bruno Retailleau évoque « une mobilisation considérable placée sous l’autorité du parquet national antiterroriste ». « Pas moins de 125 enquêteurs sont mobilisés, épaulés par 30 autres agents de la police scientifique et techniqu », a-t-il détaillé, affichant sa détermination : « Je ne doute pas qu’on les aura ».
Le parquet national antiterroriste s’est déjà saisi de 13 des faits les plus graves, incluant des tirs d’armes à feu et des jets de cocktails Molotov. L’un des incidents notables s’est produit en Isère, dans un lotissement abritant des agents pénitentiaires, non loin du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).
C’est précisément à cet endroit que Bruno Retailleau était attendu dans l’après-midi, accompagné du Ministre de la Justice, Gérald Darmanin, et du Premier Ministre, François Bayrou. Le déplacement a pour but de témoigner du soutien du gouvernement au personnel pénitentiaire, en première ligne face à cette violence ciblée.
Lors de leur visite, le Premier ministre a pris la parole :
Pas de doute que cette situation est intolérable. Pour qu’il y ait eu une action coordonnée dans plusieurs centres pénitentiaires, c’est qu’il y a des gens qui se sentent menacés et qui se sentaient tout puissants.
François Bayrou, Premier Ministre
Il a ajouté :
Nous voulons signifier au personnel qu’on était avec eux dans ces circonstances, ils sont en première ligne de la ligne la plus difficile de la société. Ces agents sont notre dernier recours.
François Bayrou, Premier Ministre
François Bayrou a assuré que sa volonté de « montrer qu’on est avec les agents pénitentiaires dans ces circonstances », parce qu’ils sont en première ligne du plus difficile de la société, du plus dangereux.
Ces attaques visent forcément l’autorité de l’État, l’« organisation de notre justice », « de tout notre appareil et montrent », « d’une certaine manière » « que l’action de l’État et du gouvernement touche juste ». François Bayrou a encore appelé à ce que « l’autorité de l’État soit enfin respectée comme elle devrait l’être ».





