Un gérant de parc de loisirs à Porté-Puymorens a été placé en garde à vue pour discrimination après avoir refusé l’entrée à 150 jeunes Israéliens. Il évoque la sécurité, mais une enquête est ouverte pour soupçons d’antisémitisme.
Le gérant d’un parc d’activités de loisirs à Porté-Puymorens (Pyrénées-Orientales) a été placé en garde à vue ce Jeudi 21 Août 2025 pour discrimination fondée sur la religion, après avoir refusé l’entrée à un groupe de 150 jeunes vacanciers israéliens.
D’après le parquet, l’homme de 52 ans aurait expliqué son refus par ses convictions personnelles. Une version qui nourrit les soupçons de discrimination. Mais le gérant nie catégoriquement, avançant un argument de sécurité. Selon une source proche du dossier, il aurait craint des troubles liés à l’accueil du groupe.
La veille de l’incident, le parc avait publié sur Facebook l’annonce d’une fermeture exceptionnelle, justifiée par un violent épisode orageux survenu le Mardi 19 Août 2025 et la nécessité d’inspecter les installations. Par ailleurs, un précédent séjour d’un groupe israélien en 2024 s’était mal déroulé, en raison de difficultés de communication et du non-respect de consignes de sécurité, selon la même source.
Une enquête ouverte
Les jeunes vacanciers, âgés de 8 à 16 ans et en séjour en Espagne, avaient réservé leur venue de longue date. Leur programme a finalement été réorganisé, et le groupe s’est rendu sur un autre site en France, encadré par la gendarmerie, sans incident.
Le parquet de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a ouvert une enquête de flagrance, confiée à la brigade de recherche de Prades (Pyrénées-Orientales). Le gérant, inconnu de la justice et ne faisant pas l’objet de renseignements défavorables, encourt jusqu’à trois ans de prison s’il est reconnu coupable de discrimination.





