Ce Dimanche 23 Juillet, le directeur général de la police nationale Frédéric Veaux a déclaré souhaiter la libération du policier de la brigade anti-criminalité de Marseille (Bouches-du-Rhône) dont l’incarcération depuis ce Vendredi 21 Juillet dans le cadre d’une enquête sur des violences policières commises en marge des émeutes début Huillet a suscité un mouvement de colère des syndicats.
Le savoir en prison m’empêche de dormir.
Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale
Il ajoute :
De façon générale, je considère qu’avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison, même s’il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail.
Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale
3 autres policiers de la BAC Sud et centre, ont été mis en examen
Dans la nuit du Jeudi 20 au Vendredi 21 Juillet, 3 autres policiers de la brigade anti-criminalité Sud et centre de Marseille, ont été mis en examen pour violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours.
La victime, un jeune homme de 21 ans blessé et hospitalisé dans la nuit du Samedi 1er au Dimanche 2 Juillet, a expliqué avoir été passé à tabac par un groupe de 4 à 5 personnes qu’il avait identifiées comme des policiers, après avoir reçu un tir de LBD dans la tempe.
La ville de Marseille a été le théâtre d’émeutes urbaines comme plusieurs autres villes de France après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans, mort par le tir à bout portant d’un policier le Mardi 27 Juin, lors d’un contrôle routier, à Nanterre (Hauts-de-Seine).
4 000 interpellations au total, 871 policiers blessés
Plusieurs centaines de policiers marseillais se sont mis en arrêt maladie. D’autres ont répondu à l’appel du syndicat Unité SGP Police et se sont mis en code 562 dans les commissariats et à ne remplir que les missions essentielles sur tout territoire national et notamment de répondre aux appels 17.
Je n’ai pas de chiffres précis sur les arrêts maladie, ils nous parviennent ultérieurement. Mais, effectivement, la situation est toujours compliquée sur Marseille. Ces arrêts maladies ne s’étendent pas au reste du territoire, même s’il existe des mouvements de solidarité.
Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale
D’après lui, les policiers ont seulement cherché à mettre fin aux violences et exactions commises, citant justement l’exemple de Marseille, où une armurerie avait été dévalisée, en période d’émeutes.
Vous imaginez que cela fait monter la tension d’un cran et influe sur la façon dont vous menez les actions de police pour rétablir l’ordre. Les policiers ont seulement cherché à mettre fin aux violences et exactions.
Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale
De son côté, Laurent Nuñez, préfet de Police de Paris (Île-de-France), a également affirmé son soutien au fonctionnaire :
Je partage les propos du directeur général de la police nationale. Fier d’avoir été préfet de Police des Bouches-du-Rhône et aujourd’hui à la tête des 30 000 policiers de Paris et de l’agglomération parisienne.
Laurent Nuñez, préfet de Police de Paris
Pour finir le directeur général de la police nationale dresse un nouveau bilan des émeutes en France. Un bilan lourd, pour lequel on compte 4 000 interpellations au total, 150 commissariats ont été pris à partie, plusieurs écoles, mairies qui ont subi des dégradations importantes, 6 000 véhicules incendiés et 871 policiers blessés.





