Depuis les années 2010, les voitures de gendarmerie n’ont plus toutes la même teinte de bleu pour des raisons économiques. Les sérigraphies et balisages assurent leur identification malgré des nuances de couleur variées.
Si vous observez attentivement les véhicules de gendarmerie sur nos routes, vous remarquerez peut-être qu’ils ne sont pas tous exactement de la même couleur. Pourtant, tous sont bien officiels. Alors pourquoi cette différence de teinte ? Il ne s’agit pas d’une erreur ou d’un manque de rigueur, mais d’un choix délibéré, lié à des raisons historiques, économiques et logistiques.
L’arrivée du bleu sur les véhicules de gendarmerie
Avant 1969, les véhicules de gendarmerie n’avaient pas de teinte standardisée. Mais cette année-là, un premier bleu clair et éclatant est adopté : le Bleu de France, une couleur vive censée refléter l’identité nationale.

Ce choix ne convainc pas longtemps. Très vite, il est remplacé par une teinte plus foncée, plus sobre et mieux adaptée à l’image d’autorité de la gendarmerie : c’est le bleu gendarmerie, devenu couleur officielle. À partir de là, tous les véhicules commandés reçoivent cette teinte uniforme, facilement reconnaissable sur tout le territoire.
Un virage à partir des années 2010
Depuis les années 2010, la gendarmerie a revu cette stratégie. Elle n’impose plus systématiquement une couleur unique pour ses véhicules. Pourquoi ? Tout simplement pour des raisons économiques et logistiques.
Le problème du bleu gendarmerie, c’est qu’il ne figure pas parmi les peintures standard proposées par les constructeurs automobiles. Il fallait donc :
- Sortir les véhicules de la chaîne de production classique,
- Commander une peinture spéciale,
- Appliquer un traitement sur mesure.

Ces étapes entraînaient des surcoûts pour chaque véhicule, mais aussi des délais de livraison plus longs. Une contrainte difficilement justifiable à l’échelle nationale. Pour optimiser les coûts, la gendarmerie accepte désormais les teintes de bleu déjà disponibles dans les catalogues des constructeurs. Cela permet :
- D’accélérer les délais de mise en service,
- De bénéficier de conditions tarifaires plus avantageuses,
- De simplifier la logistique d’approvisionnement.
Mais cela a une conséquence visible : les véhicules peuvent désormais présenter des nuances de bleu légèrement différentes selon les modèles et les marques. Ce n’est donc plus le même bleu « standard », mais des bleus très proches visuellement.

Une unité visuelle assurée par la sérigraphie
Malgré ces différences de teinte, l’identité des véhicules reste immédiatement reconnaissable grâce à une sérigraphie normalisée et obligatoire. Celle-ci comprend :
- Une bande blanche horizontale de chaque côté du véhicule,
- L’inscription « GENDARMERIE », en lettres capitales et bien visibles,
- Le slogan officiel : « NOTRE ENGAGEMENT, VOTRE SÉCURITÉ ».

Ces éléments permettent d’assurer une cohérence visuelle forte malgré la diversité des bleus utilisés. Au-delà de l’esthétique, les véhicules de gendarmerie doivent répondre à des normes strictes en matière de visibilité et de sécurité, notamment lorsqu’ils interviennent sur la voie publique. Les éléments de balisage réglementaire incluent :
- Des bandes rétro-réfléchissantes de classe A ou B, conformes à la norme TPESC, positionnées sur les portières, capot ou coffre,
- Des chevrons rouges et jaunes à l’arrière, pour améliorer la visibilité de nuit ou en situation d’urgence,
- Des dispositifs lumineux comme des gyrophare, rampes LED ou feux homologués R65, pour assurer la signalisation active lors des interventions.
Ces éléments garantissent à la fois la sécurité des agents, une meilleure signalisation auprès des automobilistes, et la légitimité des interventions, même dans des conditions difficiles.






merci pour l’information ! je pense que nous sommes plusieurs à ignorer ça 🙂
Et dire que j’avais posé la question à un commandant qui ignorais pourquoi des couleurs différentes….
de l’argent au contribuable