Plusieurs dizaines de cadavres d’animaux ont été retrouvés dans un refuge, dont des chats, chiens et poules. Des animaux vivants étaient dénutris. Le couple responsable sera jugé pour cruauté et complicité.
Le Mercredi 18 Décembre 2024, les gendarmes ont mené une perquisition dans un refuge animalier à Saint-Ambroix (Gard), sur ordre du parquet d’Alès (Gard). Cette intervention faisait suite à un signalement du conseil national de la protection animale. À leur arrivée, les autorités ont découvert une scène choquante : plusieurs dizaines de cadavres d’animaux étaient retrouvés éparpillés sur le sol de la propriété.
Des animaux morts ou en détresse
Parmi les cadavres retrouvés figuraient des chats, des poules, des canards et des chiens. À cela s’ajoutaient des animaux vivants, mais dans un état de santé alarmant : dénutris et assoiffés, ils luttaient pour survivre dans des conditions déplorables. Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, a déclaré :
Il y avait beaucoup de cadavres d’animaux qui jonchaient le sol de la propriété.
Abdelkrim Grini, Procureur de la République d’Alès
Les investigations ont également permis de saisir des armes utilisées pour abattre des chèvres. Les cadavres de ces dernières étaient ensuite donnés à manger aux chiens. Ces pratiques, dénuées de toute humanité, témoignent d’une gestion dramatique et irresponsable du refuge. Le refuge était géré par un couple, un homme septuagénaire et une femme sexagénaire. Tous deux ont été interpellés.
La femme n’en est pas à sa première infraction : « elle avait déjà été condamnée en 2022 pour des faits similaires » et « avait été interdite à vie de posséder des animaux ». Ils devront répondre de leurs actes devant la justice au printemps prochain : elle pour acte de cruauté et lui pour complicité.
Les associations de protection animale appellent à des mesures renforcées pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. Le sort des animaux survivants, placés sous la protection des autorités compétentes, est encore en cours de détermination. La mobilisation pour leur venir en aide est d’ores et déjà massive dans la région et au-delà.





