L’enquête sur les attaques contre des prisons progresse : 4 nouveaux suspects, dont 3 mineurs, ont été placés en garde à vue, portant à 28 le nombre total depuis le début du coup de filet mené dans toute la France.
L’enquête sur la vague d’attaques visant le personnel pénitentiaire franchit une nouvelle étape. Ce Mercredi 30 Avril 2025, quatre nouveaux suspects ont été placés en garde à vue, selon le parquet national antiterroriste. Parmi eux, trois mineurs, ce qui porte à vingt-huit le nombre total de gardes à vue dans cette affaire tentaculaire.
Cette série d’interpellations s’inscrit dans le cadre d’un vaste coup de filet lancé ce Lundi 28 Avril 2025 dans toute la France, visant à élucider une quinzaine d’attaques commises entre le Dimanche 13 et le Lundi 21 Avril 2025. Le point de départ de cette escalade de violence remonte au Dimanche 13 Avril 2025 à Agen (Lot-et-Garonne), où le tag « DDPF » – acronyme de « défense des prisonniers français » – a été découvert près de sept véhicules incendiés sur le parking de l’école nationale de l’administration pénitentiaire.
Les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un réseau structuré
L’épisode le plus alarmant s’est produit le Lundi 21 Avril 2025 à Villefontaine (Isère), où des tirs à l’arme à feu et des cocktails Molotov ont visé un lotissement abritant des agents pénitentiaires, non loin de la prison de Saint-Quentin-Fallavier.
Selon un communiqué conjoint du parquet national antiterroriste et de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, ces actes pourraient s’inscrire dans le cadre d’une « très grande criminalité organisée ». Les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un réseau structuré, potentiellement lié à des représailles de groupes criminels organisés contre l’administration pénitentiaire.





