Le site de tchat Coco, fermé en 2024 pour ses dérives criminelles, renaît sous le nom Bounty. Inscription facile, absence de contrôle : les autorités redoutent un nouveau terrain de chasse pour prédateurs sexuels.
Fermé en Juin 2024 après une vaste opération judiciaire internationale, le site de tchat Coco.gg, tristement connu comme un lieu de prédation, de prostitution de mineurs et de diffusion d’images pédopornographiques, vient de réapparaître sous un nouveau nom : Bounty. Basée à Lille (Nord), cette nouvelle plateforme reprend le fonctionnement qui avait déjà valu à Coco sa réputation de zone de non-droit numérique. En quelques secondes seulement, il est possible de s’y inscrire en fournissant un simple pseudonyme, un âge et un code postal, sans aucun contrôle effectif.
L’histoire de Coco.gg reste marquée par des affaires tragiques. Le site avait été utilisé par Dominique Pelicot pour organiser les viols de sa femme, droguée à son insu. Il avait aussi servi de point de rencontre à des guets-apens homophobes, à des agressions violentes, à un meurtre, et s’était imposé comme une plaque tournante de multiples contenus criminels, du trafic de drogue à la prostitution de mineurs. L’absence totale de modération et la possibilité de conversations instantanées avec des inconnus faisaient de Coco un terrain de chasse privilégié pour les prédateurs sexuels.
Bounty pourrait rapidement attirer le même type de profils criminels
Aujourd’hui, la résurgence de ce modèle sous l’appellation Bounty inquiète les autorités. La Ministre déléguée à l’Enfance, Sarah El Haïry, a saisi l’Arcom, PHAROS ainsi que les Ministères de la Justice et de l’Intérieur pour alerter sur les dangers potentiels de cette nouvelle plateforme. Dans un courrier adressé à l’exploitant du site, l’Arcom exige des explications sur la gestion des contenus pédocriminels et sur les moyens mis en place pour protéger les mineurs. Les créateurs de Bounty affirment vouloir coopérer et promettent d’introduire un système de vérification d’âge. Pour l’instant, ces annonces restent au stade de l’intention et aucune garantie concrète n’a été apportée.
La continuité entre Coco et Bounty est flagrante, jusque dans le choix du nom qui évoque la barre chocolatée à la noix de coco, un clin d’œil à peine voilé. Les associations de protection de l’enfance et les victimes redoutent déjà que l’histoire ne se répète et que ce nouveau site devienne à son tour un espace de prédation incontrôlable. Si Coco avait pu prospérer pendant plus de vingt ans avant d’être fermé, Bounty pourrait rapidement attirer le même type de profils criminels si aucune régulation stricte n’est mise en place.
Face à cette réapparition, la vigilance est plus que jamais de mise. Les autorités judiciaires et les services spécialisés devront agir vite pour éviter que ce nouveau Coco ne se transforme, une fois encore, en cauchemar pour des mineurs.
Même si la discussion semble amicale, elle peut cacher de mauvaises intentions
Sur internet, et en particulier sur des sites comme Bounty, certaines règles sont essentielles pour protéger les enfants et les adolescents. Il est important de parler en famille de ce qu’ils font en ligne et d’instaurer un climat de confiance afin qu’ils puissent raconter sans crainte une situation gênante. Les parents doivent rester attentifs aux sites et applications utilisés, poser des règles claires et rappeler que des inconnus peuvent mentir sur leur âge et leurs intentions.
Pour les jeunes, la prudence doit être constante : ne jamais donner son adresse, son numéro, le nom de son école ou des photos personnelles. Il faut se rappeler qu’un inconnu derrière un écran peut se faire passer pour un ami ou un adolescent. Si quelqu’un insiste pour obtenir des informations, propose une rencontre ou demande de garder le secret, il faut immédiatement arrêter la conversation, faire une capture d’écran et prévenir un adulte de confiance.
Il est tout aussi important de ne jamais accepter un rendez-vous avec une personne rencontrée sur un tchat et de ne pas croire sur parole ce qui est écrit dans un message. Même si la discussion semble amicale, elle peut cacher de mauvaises intentions. En cas de doute ou de danger, il ne faut jamais rester seul. Les familles doivent savoir qu’il existe une plateforme officielle, PHAROS : www.internet-signalement.gouv.fr, où l’on peut signaler tout comportement suspect.
Il est essentiel de rappeler que, malgré toutes les précautions possibles, la meilleure protection reste l’évitement. Ces plateformes sont conçues sans contrôle réel, attirent des profils dangereux et exposent directement les mineurs à des risques majeurs. Il est donc vivement recommandé de ne pas se rendre sur ce type de site et d’en privilégier d’autres, sécurisés, adaptés à l’âge et encadrés par des règles claires de protection.






Rien ne sera fait comme d’habitude regardons JP, le gouvernement ne s’occupe pas de ses choses la, ils peuvent saisir la justice, les ministères jusqu’ici rien ne bouge donc encore des victimes de pédocriminels !
Donc maintenant des nouvelles victimes ? Sérieusement il faut faire quelque chose ce n’est plus possible personne n’a peur de rien !