Deux équipages de police municipale attaqués par une vingtaine de jeunes à Francs-Moisins. Projectiles, fuite, guerre urbaine. Soutien aux agents face à l’impunité dans ce quartier prioritaire.
Ce Dimanche 30 Mars 2025, une scène d’une rare violence s’est déroulée dans le quartier des Francs-Moisins, au sud-est de la commune de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Deux équipages de la police municipale ont été pris pour cible par une vingtaine de jeunes, armés de divers projectiles. Les forces de l’ordre, dépassées par l’ampleur de l’attaque, ont été contraintes de battre en retraite face à cette agression d’une intensité qualifiée de guerre urbaine par certains témoins.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre clairement l’assaut : des jeunes lançant des objets sur les policiers, dans ce qui semble être une démonstration de force. Pour ces agresseurs, le message est limpide : dans ce quartier, ce sont eux qui dictent leurs règles.
Les mesures à prendre pour rétablir l’ordre et la sécurité
La cité des Francs-Moisins, située entre le canal Saint-Denis, la Rue Francis-de-Pressensé, la Rue du Maréchal-Lyautey, le Fort de l’Est et l’autoroute A1, est un secteur bien connu des autorités. Le quartier, qui fait partie des zones prioritaires identifiées dans le grand projet urbain réunissant Saint-Denis, Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et La Courneuve (Seine-Saint-Denis), en deux parties distinctes.
Classé parmi les quartiers sensibles, le Franc-Moisin, aux côtés des cités voisines Cosmonautes, Cristino Garcia et Landy, fait l’objet d’une attention particulière dans les politiques de rénovation urbaine. Mais pour l’heure, ces initiatives semblent loin de pacifier les tensions qui y règnent.
Les agents de la police municipale, souvent en première ligne, doivent faire face à une hostilité croissante, dans un contexte où leur autorité est régulièrement défiée. Alors que les images de l’attaque continuent de circuler, les habitants et les autorités locales s’interrogent sur les mesures à prendre pour rétablir l’ordre et la sécurité dans ce quartier. Si les projets de rénovation urbaine promettent des améliorations à long terme, ils ne répondent pas à l’urgence d’une situation qui, pour beaucoup, a déjà dégénéré.





