Les streamers Naruto et Safine seront jugés à Nice. Placés sous contrôle judiciaire, ils sont soupçonnés de violences en réunion, abus de faiblesse et faits visant Jean Pormanove, décédé en direct sur Kick.
Ce Vendredi 6 Juillet 2026, les streamers Naruto et Safine seront jugés devant le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes), à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire déclenchée par les révélations de Mediapart sur un présumé « business de l’humiliation ». Les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.
Cette décision judiciaire s’inscrit dans le cadre de l’enquête portant sur des violences visant le streameur Jean Pormanove, figure centrale de plusieurs vidéos diffusées en ligne, décédé le Lundi 18 Août 2025 lors d’un direct sur la plateforme Kick. Les faits reprochés auraient été commis dans un contexte de streaming, où des scènes de violences et d’humiliations auraient été mises en scène à des fins de divertissement et de monétisation.

Le parquet a requis un contrôle judiciaire strict
Naruto et Safine sont soupçonnés notamment de violences en réunion, de violences en réunion avec arme, y compris sur des mineurs de moins de 15 ans, ainsi que d’abus de faiblesse. L’enquête retient également des faits de provocation à la haine et à la discrimination, en raison du handicap et de l’orientation sexuelle, ainsi que l’enregistrement et la diffusion d’images de violences. Des faits d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique figurent également dans le dossier.
Face à la gravité des accusations, le parquet a requis un contrôle judiciaire strict. Celui-ci comprend une interdiction de quitter le territoire français, l’interdiction de produire ou de diffuser des vidéos en ligne, ainsi que l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Ces mesures visent à prévenir tout risque de récidive et à encadrer strictement l’activité des prévenus jusqu’à l’audience.
Cette affaire est devenue emblématique des dérives de certains contenus diffusés en ligne, soulevant des questions majeures sur la responsabilité pénale des créateurs de contenu, la protection des personnes vulnérables et le rôle des plateformes de streaming. Les révélations initiales avaient provoqué une vive émotion et relancé le débat sur les limites du divertissement numérique.
Le procès de Juillet 2026 devra établir les responsabilités pénales de chacun. Comme le prévoit la loi, la présomption d’innocence demeure applicable aux deux prévenus jusqu’au jugement définitif.





