Gare d’Austerlitz : La sûreté ferroviaire tire sur un homme armé après des tags de croix gammées

Un homme soupçonné de vandalisme dans des stations de métro a été abattu par la sûreté ferroviaire à la gare d’Austerlitz après avoir brandi une arme factice. Âgé de 48 ans, il est décédé de ses blessures. Deux enquêtes ouvertes.

Ce Lundi 3 Février 2025, un homme d’origine syrienne, âgé de 48 ans, est décédé des suites de ses blessures après avoir été touché par balles par des agents de la sûreté ferroviaire sur le parvis de la gare d’Austerlitz à Paris (Île-de-France). L’individu était suspecté d’avoir vandalisé plusieurs stations de métro en y gravant des croix gammées.

D’après les premières informations, l’homme aurait été repéré en fin de matinée par des agents de la RATP et un témoin après avoir dégradé du mobilier urbain dans plusieurs stations de la ligne 9, ainsi qu’aux abords de la ligne 5. Son signalement a été transmis aux forces de l’ordre, ce qui a conduit à son interpellation en début d’après-midi.

Une intervention qui tourne au drame

Vers 14 heures, des agents de la sûreté ferroviaire l’interpellent sur le parvis extérieur de la gare, près des stations de taxis et bus. Selon le parquet, l’homme aurait effectué un geste jugé menaçant en mettant la main dans son blouson. Malgré les injonctions des agents, il aurait brandi ce qui ressemblait à une arme de poing en direction des forces de sécurité.

Un agent a alors tiré à deux reprises, le blessant grièvement à l’aine. Un conducteur de taxi, se trouvant à proximité, a également été touché au pied par un projectile et transporté à l’hôpital.

Les premières constatations ont révélé que l’arme exhibée par le suspect était en réalité factice.

L’agent ayant tiré placé en garde à vue, deux enquêtes ouvertes

Conformément aux procédures en vigueur, l’agent de la sûreté ferroviaire ayant ouvert le feu a été placé en garde à vue afin de vérifier les conditions d’usage de son arme. Son équipement, y compris son arme de service et les munitions utilisées, a été saisi pour analyse. Les tests toxicologiques effectués sur lui se sont révélés négatifs.

Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes distinctes. La première porte sur des « violences visant une personne dépositaire de l’autorité publique », tandis que la seconde concerne l’« usage de l’arme par un agent de la sûreté ferroviaire ». Les investigations ont été confiées à la police judiciaire de la préfecture de police de Paris.

L’enquête devra maintenant établir les circonstances exactes de l’incident et confirmer si la légitime défense est avérée.

Cet article vous a plu ? Faites-le découvrir autour de vous en le partageant !
Allo17.fr Île-de-France
Allo17.fr Île-de-France

Les actualités de la région Île-de-France.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *