Bayrou provoque la colère des syndicats de police après des propos sur les contrôles d’identité

François Bayrou, avant le vote de confiance, a reconnu que certains jeunes, selon leur quartier ou leur couleur de peau, étaient plus contrôlés par la police, suscitant la colère du syndicat Alliance de la police nationale.

Ce Dimanche 7 Septembre 2025, le Premier Ministre François Bayrou a accordé un entretien diffusé en direct sur Brut, à la veille du vote de confiance à l’Assemblée nationale. Lors de cette interview, il a abordé plusieurs sujets liés à l’action du gouvernement et aux attentes des citoyens.

Interrogé à propos d’une affaire récente, François Bayrou a reconnu « qu’il n’y a pas de doute qu’un certain nombre de jeunes dans certains quartiers sont contrôlés plus souvent que d’autres jeunes dans d’autres quartiers », ajoutant que ces contrôles pouvaient également dépendre « de la couleur de la peau ».

Il réagissait à la diffusion d’une vidéo montrant un policier giflant et crachant sur un jeune homme en Seine-Saint-Denis, filmée le Jeudi 28 Août 2025 et rendue publique le Vendredi 5 Septembre 2025 par le député de La France insoumise Aly Diouara. Dans la foulée, le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a ouvert une enquête pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ». Selon le parquet, « l’identification de la patrouille de police et du policier concernés est en cours », sans précision sur le lieu exact des faits. L’enquête a été confiée à l’inspection générale de la police nationale.

Réaction immédiate du syndicat Alliance de la police nationale

Ces déclarations ont entraîné une réaction immédiate du syndicat Alliance de la police nationale, qui a exprimé sa très vive colère sur les réseaux sociaux notamment sur X (ex-Twitter). Le syndicat a dénoncé des propos portant atteinte, selon lui, à « l’honneur et au professionnalisme de milliers de policiers ».

En affirmant que les contrôles de police dépendraient « de la couleur de la peau », François Bayrou porte atteinte à l’honneur et au professionnalisme de milliers de policiers. Une déclaration jugée profondément inacceptable.

« Chaque jour, nos policiers et gendarmes accomplissent, souvent au péril de leur vie, une mission essentielle : protéger les citoyens et garantir la sécurité de tous », rappelle Dylan Fouville, Fondateur et Président des Éditions Allo17. « Plutôt que d’être la cible d’accusations infondées, ils méritent respect, soutien et reconnaissance », ajoute-t-il.

Sans leur engagement, il n’y aurait ni paix publique, ni cohésion sociale. Défendre nos forces de sécurité intérieure, c’est défendre la République elle-même.

L’intervention du Premier Ministre, dernière avant le rendez-vous parlementaire décisif du Lundi 8 Septembre 2025, était attendue comme un moment clé pour préciser sa ligne politique et réaffirmer ses priorités.

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4 commentaires
  1. Il est insupportable ! Il dénigre nos FDO alors que eux ils font leur travail !
    Non, ils ne choisissent pas en fonction de « la couleur de peau » moi même je suis blanc et je suis souvent contrôlé et alors ?
    Il mérite de retourner dans ça mairie !

  2. Je suis désolé, mais il faut dire les choses telles qu’elles sont : nos forces de l’ordre sont trop souvent maltraitées, en particulier par certains jeunes issus des cités. Oui, beaucoup sont issus de l’immigration, souvent de couleur, c’est un fait. Mais il ne faut pas non plus oublier que des Français « blancs », comme nous, peuvent être tout aussi violents, voire pires. Et je sais de quoi je parle.

    Ce qui me dérange profondément, c’est l’image que certains essaient de donner de nos forces de l’ordre : une image raciste, généralisée. C’est injuste. Car non, tous les policiers ne sont pas racistes. Il y en a, bien sûr, comme dans tous les métiers il y a des brebis galeuses : des racistes, des homophobes, des extrémistes. Mais ce n’est pas la majorité, et ce n’est pas ce qu’il faut retenir.

    Ce ministre — que je refuse d’appeler Premier, parce qu’il ne l’est pas pour moi — ne fait rien de concret. Il passe son temps à parler, à faire des discours à répétition sur tous les plateaux télé, mais sur le terrain, rien ne bouge. Ce gouvernement, franchement, est à côté de la plaque. Il faudrait qu’il soit renversé, démocratiquement bien sûr, et que le Président — si on peut encore l’appeler ainsi — prenne ses responsabilités. Il devrait démissionner. Car l’image de la France aujourd’hui est catastrophique, bien pire que sous les anciens présidents.

    Et je suis convaincu qu’on va avoir droit à de nombreuses surprises dans les années à venir sur la vraie réalité de ce quinquennat… et elles risquent de ne pas être glorieuses.

    Cordialement,
    cva52

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