Trois jeunes femmes de 18 à 21 ans ont été mises en examen pour participation à une association de malfaiteurs terroriste. Elles projetaient une attaque contre un lieu festif à Paris. L’enquête se poursuit.
Trois femmes âgées de 18, 19 et 21 ans ont été mises en examen pour participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes. Le parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire le Vendredi 10 Octobre 2025. Les trois suspectes ont été placées en détention provisoire.
Selon les éléments recueillis, les trois jeunes femmes envisageaient de s’en prendre à un bar ou à une salle de concert. Elles ont été interpellées simultanément à Vierzon (Cher), Lyon (Rhône) et Villeurbanne (Rhône) lors d’une opération antiterroriste menée le Mardi 7 Octobre 2025. Le niveau de préparation du projet reste encore incertain, les enquêteurs estimant que le passage à l’acte n’était pas imminent.
Des suspectes très jeunes et fragilisées
Les trois mises en cause, tout juste majeures, échangeaient régulièrement sur les réseaux sociaux, où elles auraient tissé des liens avant de se rencontrer. Elles faisaient déjà l’objet d’une surveillance des services de renseignement.
La plus jeune, âgée de 17 ans au moment des faits, présentait un profil particulièrement vulnérable, marqué par des difficultés familiales, une déscolarisation et un isolement social important. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’une radicalisation en ligne, favorisée par un contexte personnel fragile.
Cette affaire illustre la tendance observée ces dernières années par les services antiterroristes : un rajeunissement marqué des profils impliqués dans des projets d’attentats. Une part importante des personnes mises en cause en 2023 avaient moins de 21 ans, dont de nombreux mineurs.
Une enquête ouverte
À ce stade, aucune preuve matérielle d’un passage à l’acte concret n’a été mise au jour. Aucun achat d’armes ni désignation précise de cibles n’a été constaté. Les investigations se poursuivent pour déterminer le rôle exact de chacune des trois jeunes femmes dans la préparation présumée du projet.
Ces interpellations interviennent à la veille des commémorations du Vendredi 13 Novembre 2015, alors que les autorités restent particulièrement vigilantes face au risque d’attentats visant des lieux de rassemblement. L’enquête, confiée au parquet national antiterroriste, doit désormais établir le degré d’implication et les motivations.





