Deux personnes liées à la mouvance complotiste citoyens souverains ont été mises en examen pour infractions graves en lien avec le terrorisme. Ils sont accusés de préparer une potentielle action violente.
Ce Lundi 13 Janvier 2025, deux individus, un homme de 40 ans et sa compagne, ont été mis en examen pour plusieurs infractions graves en lien avec le terrorisme. Ces poursuites surviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte ce Dimanche 12 Janvier 2025 par le parquet national antiterroriste.
L’affaire prend son origine lors d’un contrôle routier dans les Vosges. Un homme, interpellé pour refus d’obtempérer et refus de se soumettre à un contrôle d’alcoolémie, a été arrêté par les gendarmes. La fouille de son véhicule a conduit à la découverte d’armes. Une perquisition menée à son domicile a ensuite permis de mettre au jour des explosifs ainsi qu’une recette de fabrication du TATP.
Le TATP, ou triperoxyde d’acétone, est un explosif artisanal prisé des terroristes en raison de sa grande puissance et de la simplicité de sa fabrication à partir de produits courants tels que l’acétone et l’eau oxygénée. Extrêmement instable, il représente un danger important lors de sa manipulation. Ce composé a notamment été utilisé dans des attentats majeurs, comme ceux de Paris (Île-de-France) en 2015. Sa détection, particulièrement difficile, constitue un défi pour les forces de sécurité.
Lors de sa garde à vue, l’homme a nié toute intention terroriste. Sa compagne, également arrêtée, a été placée sous contrôle judiciaire, tandis que lui a été placé en détention provisoire.
Les deux mis en cause se revendiquent de la mouvance dite des « citoyens souverains »
Les deux mis en cause se revendiquent de la mouvance dite des « citoyens souverains ». Originaire des États-Unis, cette idéologie complotiste rejette l’autorité de l’État et est implantée dans plusieurs pays. L’homme a été mis en examen pour un ensemble de délits graves, incluant : la fabrication et l’acquisition non autorisées d’explosifs en lien avec une entreprise terroriste, la détention et le transport d’armes de catégories A et D sans autorisation et le refus d’obtempérer et de se soumettre à un contrôle d’alcoolémie.
La compagne, quant à elle, est poursuivie pour : l’acquisition et la détention illégales d’explosifs et d’armes de catégorie A et détention de produits destinés à composer des engins explosifs. L’enquête devra établir si le couple préparait une action violente. Pour l’instant, le chef d’association de malfaiteurs terroristes n’a pas été retenu par le juge antiterroriste, bien que le parquet national antiterroriste le souhaitait.





