Suite à l’attaque terroriste d’Arras le Vendredi 13 Octobre, le Ministre de l’Éducation a révélé que 299 alertes à la bombe ont été signalées, dont 75 rien que ce Jeudi 19 Octobre. Le Lundi 16 Octobre, on en comptait déjà 168 depuis la rentrée.
Parmi les établissements évacués, on trouve le collège-lycée d’Arras. Des fausses alertes similaires ont également été signalées en région parisienne, toutes ayant été rapidement vérifiées. Jusqu’à présent, 33 de ces alertes ont été enregistrées à Paris (Île-de-France) et dans les départements de la petite couronne (92, 93, 94, NDLR).
Face à ces alertes à répétition, plusieurs établissements scolaires du Val-de-Marne ont basculé en distanciel jusqu’aux vacances de la Toussaint.
« À un moment, il faut faire des exemples »
Le Ministre de l’Éducation Gabriel Attal veut une grande fermeté. Il révèle que le gouvernement n’a pas de scrupule à faire intervenir la police au domicile d’élèves même très jeunes.
À un moment, il faut faire des exemples. Fausse alerte à la bombe, certains disent que c’est un canular, certains disent qu’ils voulaient rater un cours. Mais enfin, dans le contexte actuel, vous avez des élèves et du personnel pour qui c’est particulièrement traumatisant, j’assume cette grande fermeté !
Gabriel Attal, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
18 interpellations pour des fausses déclarations, essentiellement des mineurs
Le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a lui, annoncé 18 interpellations pour des fausses déclarations qui concernent notamment les aéroports ou les lieux culturels. Les personnes interpellées sont essentiellement des mineurs, qui sont présentés à la justice. Il a d’ailleurs tenu à rassurer les Français, assurant qu’il n’y a aucune menace caractérisée en France.
Le ministre de la Justice Éric Dupont-Moretti a averti hier que les petits plaisantins qui s’amusent avec ces fausses menaces seront retrouvés et punis.
Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur
Il a déploré que ces fausses alertes puissent désorganiser les services de sécurité français, systématiquement mobilisés pour vérifier que les menaces sont fausses. Le Ministère de l’Intérieur a donc mis énormément de moyens pour identifier les auteurs, notamment grâce aux données des lignes téléphoniques ou des emails envoyés à moncommisariat.fr.
2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende
Le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende de l’article 322-14 du Code pénal. Est puni de la même peine le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention inutile des secours.
Mais les peines peuvent être encore plus sévères. Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de menace par quelques moyens que ce soit, de destruction, de dégradation ou de détérioration dangereuses pour les personnes, avec l’ordre de remplir une condition de l’article 322-13.





