Un homme de 46 ans a déclenché un incendie à la mairie d’Angoulême avant d’être grièvement blessé par un policier municipal. Armé d’un bidon d’essence, il a tenté de mettre le feu à un bureau. Ses motivations restent inconnues.
Ce Mercredi 21 Août 2024, un homme de 46 ans a été grièvement blessé par un policier municipal après avoir pénétré dans l’hôtel de ville d’Angoulême (Charente) et y avoir déclenché un incendie. Le suspect, muni d’un bidon d’essence, a mis le feu à un bureau avant d’être neutralisé. Ses motivations restent pour l’heure inconnues.
Il était environ 12 heures lorsque l’individu, habillé en tenue militaire, a garé son véhicule devant la mairie avant de forcer l’entrée du bâtiment. Selon le maire d’Angoulême, l’homme s’est dirigé vers le bureau des élus au premier étage, où se trouvaient deux assistantes.
Celles-ci ont tenté de dialoguer avec lui, mais l’assaillant a réagi en déversant de l’essence sur le mobilier et même sur l’une des employées. L’homme était également muni d’une chaîne enflammée qu’il utilisait pour propager l’incendie. Alertée par une assistante via un bouton d’urgence, la police municipale est intervenue rapidement. Malgré une première tentative d’immobilisation, l’un des policiers a dû faire usage de son arme à feu, tirant à deux reprises et blessant grièvement l’agresseur.
Deux enquêtes ont été ouvertes et une cellule psychologique a été mise en place
La procureure de la République d’Angoulême, Stéphanie Aouine, a annoncé l’ouverture de deux enquêtes. La première vise le suspect pour tentative d’homicide volontaire aggravée et destruction de biens d’utilité publique par moyens dangereux. Une seconde enquête administrative a été lancée pour examiner les circonstances dans lesquelles le policier a tiré.
L’homme a été transféré en urgence absolue à l’hôpital de Poitiers (Vienne), où sa garde à vue a été levée en raison de son état de santé. Il n’a pas encore pu être interrogé. La police judiciaire d’Angoulême et la division spécialisée de Limoges (Haute-Vienne) sont en charge des investigations.
Une perquisition à son domicile n’a révélé aucun élément décisif. Bien que des inscriptions en arabe, dont la profession de foi musulmane, aient été découvertes sur son véhicule, la procureure a précisé qu’aucun lien avec une entreprise terroriste n’a été établi pour le moment.
Une cellule psychologique a été ouverte pour soutenir l’ensemble du personnel de la mairie. L’incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers et n’a fait aucune victime, bien que les policiers municipaux aient été légèrement intoxiqués par les fumées.





