Paris : La mari d’Assia Matoug a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête

Dans l’enquête sur le meurtre mystérieux d’Assia Matoug, les policiers de la brigade criminelle de Paris (Île-de-France) ont placé ce Jeudi 23 Février en garde à vue le mari de la victime. Ce Lundi 13 Février, des morceaux de corps étaient cachés à différents endroits du parc des Buttes-Chaumont dans le 19ème arrondissement. Ce sont des agents municipaux des parcs et jardins de Paris qui ont fait la macabre découverte.

L’analyse de ses empreintes digitales avait permis de découvrir son identité. D’origine algérienne, la victime s’appelait Assia Matoug et habitait à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Plusieurs incohérences du mari

Les policiers s’étaient interrogés sur de possibles incohérences dans le récit du mari d’Assia Matoug, qui avait signalé la disparition de son épouse avec qui ils ont 3 enfants de 8, 14 et 17 ans. Mais aucune charge ne pèse sur le mari à présent. Ce dernier avait alerté la police le 6 Février, au commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis), commune où ils vivaient, une semaine après la disparition constatée d’Assia. Cette quadragénaire avait quitté son domicile le 31 Janvier dernier et n’avait plus donné de signe de vie depuis.

La première d’entre elle concerne le fait qu’il a mis 6 jours pour signaler la disparition de son épouse qui n’avait pourtant pas l’habitude de s’absenter trop longtemps de chez elle, comme l’a montré l’analyse de ses déplacements. Dans un premier temps, il s’était justifié en indiquant qu’il n’avait pas agi plus tôt car il était dévasté.

Un autre élément intrigue les policiers. Il a acheté un nouveau téléphone portable le 30 Janvier, soit quelques heures avant la disparition d’Assia Matoug. L’appareil n’a jamais été retrouvé. Un élément troublant d’autant plus que les policiers de la criminelle ont acquis la certitude qu’il n’avait pas cherché sa femme dans plusieurs endroits de Paris, comme il leur avait pourtant affirmé dans un premier temps.

Elle avait confié au téléphone le sentiment qu’elle allait mourir prochainement

Depuis la découverte du corps, les policiers ont également entendu le frère et la sœur de la victime. La sœur leur a apporté un témoignage aussi glaçant qu’intéressant. Le 28 Janvier dernier, soit 2 jours avant sa disparition, Assia Matoug lui avait confié au téléphone le sentiment qu’elle allait mourir prochainement.

L’enquête se poursuit…

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